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CIRCULAIRE

Pour régulariser le service de police extra-urbaine à tous les points de vue, pour éviter la contrebande des armes et des munitions, les vols et les abus de tous genres, que, dans la campagne de Casablanca, occasionnent des personnes qui, par leur aspect, cachent leurs instincts, feignant des trafics et des commerces divers et troublant la tranquillité des laboureurs et voyageurs dans la campagne et sur les routes,

Il devient nécessaire que les personnes, toutes indistinctement, qui sortent des portes de la ville, soient pourvues d'un document d'identité ou d'une cédule personnelle, signés par l'autorité de qui elles dépendent.

En conséquence, j'espère que vous communiquerez

ceci au corps consulaire de la ville, afin qu'il le fasse connaître à la colonie européenne pour éviter des préjudices '.

Casablanca, i8 septembre 1907.

Signé : Santa-Olalla.

Au consulat de France, un Arabe, venu du dehors, est interrogé par M. Malpertuy.

Ancien chaouch du consulat d'Allemagne, il a été emmené par les tribus au moment de l'invasion de la ville, et, ayant pu s'échapper, il rentre à Casablanca. Il conte, avec de grands gestes et des cris gutturaux, qu'il a été volé, pillé, maltraité, battu, et, s'adressant à M. Malpertuy, qui sourit, il ajoute, avec un regard louche et un air de fureur : « Les chrétiens, c'est eux, et les musulmans, c'est vous ! »

entendant par là qu'ils sont les méchants et que nous sommes les bons.

Par cette basse flagornerie, l'ancien chaouch pense affirmer sa fidélité au roumi. Il ne réfléchit pas à tout ce qu'elle exprime d'antagonisme entre les races et de haine fondamentale. Elle est pire que le coup de fusil d'un M'zab.

Vendredi 20 septembre.

Ainsi qu'il était prévu, les quatre ambassa-

* Cette extraordinaire circulaire fut communiquée au corps consulaire. Aucun consul ne la notifia à ses nationaux.

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