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ÉPILOGUE

était une pièce de collection, et, selon leur (îbnsigne, qui leur prescrit de s'opposer au transport des armes, ils l'avaient arrêté. Mais, sur ses protestations que le fusil appartenait à un Français, ils avaient consenti, au lieu de le mener tout droit à la prison, à le conduire chez son maître, où ils pourraient vérifier sa bonne foi. En effet, quand je leur ai fourni des explications, qu'on leur traduit, les solda'^s se retirent, mais sans entrain, avec des yeux méfiants Et ceci. me plut déjà, de constater que la police de Tanger avait désormais des règles, et que les soldats chargés de l'assurer connaissaient la valeur d'une consigne.

Eux partis, le marchand, d'un air finaud^ me confie :

— J'ai bien su comment iV fallait leur par^ 1er. Je leur ai dit que vous étiez un Français de la légation, et que, s'ils insistaient, vous pourriez bien faire une plainte. C'est cela qui les a décidés.

Un quart d'heure après, la porte s'ouvre de nouveau, et, cette fois, un militaire se présente, mais seul et paisible, un sous-officier, je pense, car il a des galons d'or sur sa tunique rouge. Il s'adresse au marchand et commence un* long discours ; à mesure qu'il parle, je vois s'épanouir et sourire la figure de celui-

Quand le sous-officier a fini, l'autre traduit. C'est le commandant en personne qui

renvoie. Au rapport qui lui a été fait de Tincident, il a été vraiment désolé et chagfrfn d'une méprise, qui a pu permettre à un Français de douter de la bonne volonté et du dévouement de la police marocaine à son égard. Il regrette tout à fait ce malentendu et me prie instamment de n'en conserver aucun mauvais souvenir. Il est prêt à tout pour que je l'oublie. Si je désire transporter des armes, il se fera un plaisir de veiller à ce que je n'aie aucun ennui. Et si j'ai, dû reste, besoin de quoi que ce soit, que je l'en avertisse. Il est à ma disposition à tous les moments, et, « même à minuit », il me suffira de le faire prévenir. Etc..

Casablanca -Capri.

Août-Novembre 1907,

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