ACTE PREMIER
FENTON
Soyez sensible à ma Qamme !
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Courtisez une autre femme;
J’ui le gendre qu’il me faut.
FENTON
Une autre!... — Eh! quoi! votre âme les oublie; Ils ont du temp^ suivi le cours,
Ces jours d'ivresse it de folie,
Où vous juriez d'himi r l> ujours?
Dans ces aideurs de la jeunesse Que votre cœur se reioniiaisse!
Que son printemps encor renaisse Dans le printemps de nos ainoursl PAGE, à pari.
Je le crois fort honnête homme;
Mais il ne po sède, en somme.
Que ses vertus pour tout bien.
L'amour dure moins que rien; t^’est un sentimen! la'ien !
L’autre est moins beau, j’en convien, Plus sot dans son entretien.
Moins aisé dans suii maintien ;
C’est un vrai bcoiien!...
Mais il apporte du sien;
Et c’est là, je. le soutien,
Le moyen, le seul moyen De vivre, en homme de bien !
L'areent, vrai magicien,
En Phœbus ciiange un vaurien ;
El tant pis pour qui n’u rien !
FENTON
Emporterai-je un mol d’esiioir?
PAGE
Cela, monsieur, n’est pa^ en mon pouvoir!
FENTON
Au moins daignerez- vous m’apprendre?...
PAGE
Soit!... Je prends Nigaudin pour gendre.
FENTON
Quoi !... lui !... ce drôle!... ce butor!...
Ce plat valet!...
PAGE
Fort bien! c’est peut-être un butor, Monsieur!... mais il aura ma fille !
Un sot parfois vaut un trésor!...
FENTON
Lui, de votre famille !...
Monsieur, réfléchissez encor!...
PAGE
Tout ce qui brille n’eyt pas or !...
KENTON.
C’efît bien ! l’amour combat pnift moi.
Et de mon cœur bannit reflfroi ! ,
Je ne connais plii^ d'antre loi.
Et malgré vuuo j’aurai sa foi!
PAGE
Oh! ob !...
FENTON
Je vous en donne ma parole;
Ce n’est pas un serment frivole !
( ontrenos cœurs unisscz-vous! .
Je jure d’étie son époux !
PAGE
Calmez, de grâce, votre émoi ;
Ma IlUe ici dépend de moi ; Vraiment vous nous la donnez belle; L’amour vous trouble la cervelle 1 Je ris de vos transports jaloux; Nigaudin sera son époux !
ENSEMBLE
FENTON
C’est bien ! l’amour combat pour mol.
Et de mon cœur bannit Ti ffroi. .
Je ne roomiis plus d’autre loi.
Kl malgré vous j'aurai sa foi !
Amis, rivaux, p irents, jaloux !
Contre nos cœurs unis'cz-vous !
Je jure d’étre son epoux!
PAGE
Calmez, de grâce, votre émoi !
Ma llUe ici dépend de moi ;
Elle a trop ae vertu, je croi,
Pour se marier malgré moi!...
Je ris de vos trun-ports jaloux !
Nigaiidin sera son époux.
(Penlon sort virement par la porte du fond.)