‹ Les joyeuses commères de Windsor operacomique en trois actesChapitre 13 sur 75 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

FENTON

Soyez sensible à ma Qamme !

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Courtisez une autre femme;

J’ui le gendre qu’il me faut.

FENTON

Une autre!... — Eh! quoi! votre âme les oublie; Ils ont du temp^ suivi le cours,

Ces jours d'ivresse it de folie,

Où vous juriez d'himi r l> ujours?

Dans ces aideurs de la jeunesse Que votre cœur se reioniiaisse!

Que son printemps encor renaisse Dans le printemps de nos ainoursl PAGE, à pari.

Je le crois fort honnête homme;

Mais il ne po sède, en somme.

Que ses vertus pour tout bien.

L'amour dure moins que rien; t^’est un sentimen! la'ien !

L’autre est moins beau, j’en convien, Plus sot dans son entretien.

Moins aisé dans suii maintien ;

C’est un vrai bcoiien!...

Mais il apporte du sien;

Et c’est là, je. le soutien,

Le moyen, le seul moyen De vivre, en homme de bien !

L'areent, vrai magicien,

En Phœbus ciiange un vaurien ;

El tant pis pour qui n’u rien !

FENTON

Emporterai-je un mol d’esiioir?

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Cela, monsieur, n’est pa^ en mon pouvoir!

FENTON

Au moins daignerez- vous m’apprendre?...

PAGE

Soit!... Je prends Nigaudin pour gendre.

FENTON

Quoi !... lui !... ce drôle!... ce butor!...

Ce plat valet!...

PAGE

Fort bien! c’est peut-être un butor, Monsieur!... mais il aura ma fille !

Un sot parfois vaut un trésor!...

FENTON

Lui, de votre famille !...

Monsieur, réfléchissez encor!...

PAGE

Tout ce qui brille n’eyt pas or !...

KENTON.

C’efît bien ! l’amour combat pnift moi.

Et de mon cœur bannit reflfroi ! ,

Je ne connais plii^ d'antre loi.

Et malgré vuuo j’aurai sa foi!

PAGE

Oh! ob !...

FENTON

Je vous en donne ma parole;

Ce n’est pas un serment frivole !

( ontrenos cœurs unisscz-vous! .

Je jure d’étie son époux !

PAGE

Calmez, de grâce, votre émoi ;

Ma IlUe ici dépend de moi ; Vraiment vous nous la donnez belle; L’amour vous trouble la cervelle 1 Je ris de vos transports jaloux; Nigaudin sera son époux !

ENSEMBLE

FENTON

C’est bien ! l’amour combat pour mol.

Et de mon cœur bannit Ti ffroi. .

Je ne roomiis plus d’autre loi.

Kl malgré vous j'aurai sa foi !

Amis, rivaux, p irents, jaloux !

Contre nos cœurs unis'cz-vous !

Je jure d’étre son epoux!

PAGE

Calmez, de grâce, votre émoi !

Ma llUe ici dépend de moi ;

Elle a trop ae vertu, je croi,

Pour se marier malgré moi!...

Je ris de vos trun-ports jaloux !

Nigaiidin sera son époux.

(Penlon sort virement par la porte du fond.)

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