SCÈNE, COUPLETS, DUO et QUATUOR
NIGAUDIN, entrant avec précaution.
C’est en ces lieux que chaque Jour J’entends son doux ramage ; Dérlarons-lui le chaste amour Que son père encourage !
O monsieur Page,
Cet amour est votre ouvrage 1
4i LES JOYEUSES COMMÈRES DE WINDSOR.
Je puis espérer, grâce à vous,
Qu’Anna me prendra pour époux !
D’un uir snutniset doux Je veux tomber à ses genoux,
Et la dot est pour nous !
(ÈcontaDt.)
Voici ma belle 1 J’entends son pas !
C’est elle 1 Parlons plus bas !
Il faut en pareil cas Montrer, je crois, quelque embarras !
(il court se cacher sous la tonnelle de droite en apercevant Caïus.) CAIUS, entrant en seine.
C’est en ces lieux que, chaque jour.
J’entends son doux ramage 1 Déclarons-lui l ardent amour (jue sa froideur outrage 1 Madame Pa^o Soutient mon courage!
NIGAUDIN, h part. ‘ <
Tenons-nous coi ! ne nous découvrons pas !
CAIUS
Ange adoré, viens dans mes bras !
Pourquoi me fuir, hélas !
Ah ! si quelqu’un brûle ici-bas Pour tes divins a|ipas.
De mon amour crains b-s éclats !
Le malheureux afl'ronte le trépas!
Sans ton père.
Au gré de ma colère.
Ce Nigaudin.
Ce plat coquin.
Ce vil faquin,
Je l’eusse écrasé comme une vipère.
(Nigaudin se rejette violemment dans la tonnelle.)
S uant à Fenton, j’espère ne reviendra plus Ici !
FENTOX, dans la conlissc.
L’oiseau rit sous ta fenêtre !...
CAIUS
Ah ! le traître !
C’est bien lui qui chante ainsi !
Il s’approche ! le voici 1
. (Calns se cache sons la tonnelle de gauche; Fenton entre en scène.)