‹ Les joyeuses commères de Windsor operacomique en trois actesChapitre 60 sur 75 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

MADAME PAGE, ANNA

MADAME PAGE

Tu vois, ma fille, qu’il n’y a rien au monde de si ridicule que ce Nigaudin!... Je ne sais pourquoi ton père s’en est coiffé, mais je ne consentirai jamais à le nommer mon gendre... quant à M. Fenton, c’est un jeune éventé qui ne m’inspire pas de confiance ; crois-en la mère, chère enfant, le capitaine a toutes les qualités qu’on peut désirer dans un mari!... Il est brave, beau, bien posé à la cour, et il le Fendra la plus heureuse des femmes!... Puis-je toujours compter sur la promesse que tu m’as faite ?

ANNA

Je vous ai promis de me laisser enlevei;, ma mère, el je tiendrai parole!...

MADAME PAGE, l’ombrassant.

Tu es une charmante enfant!... Je t’ai préparé le plus joli costume d’Ëlfe bleu qu’on ait jamais vu! Le capitaine te reconnaîtra facilement, tu le suivras sans mot dire, et l’on vous mariera celte nuit même dans la chapelle d’Éton... surtout pas un mot à ton père; car la moindre indiscrétion peut faire échouer nos projets !

Ne craignez rien !

Page 1