‹ Les joyeusetes de la médecine; anecdotes, bon mots, pensées, chansons, épigrammes, etc., recueillis et annotés;Chapitre 116 sur 132 · A Q.UI ON VOULUT APPLIQUER UN CLYSTÈRE, ÉTANT MALADE EX PAYS ÉTRANGER · texte numérisé non relu

A Q.UI ON VOULUT APPLIQUER UN CLYSTÈRE, ÉTANT MALADE EX PAYS ÉTRANGER

Un jeune et riche Souabe, étant malade d'une grande douleur qu'il sentait à la tête, on lui prépara un clystère. Or, comme l'apothicaire dressait son équipage pour le lui donner, le Souabe, non accoutumé qu'on lui seringuât par le fondement ainsi rudement, se leva tout en furie, jurant bigott, et, appelant tous les médecins Schehns', dit qu'ils étaient de gros ânes de lui vouloir médiciner le cul, son mal étant à la tê'e. Ce qu'ayant dit, il prit le clystère et avala le tout, ainsi qu'il eût fait d'un verre de vin ou de bière. (Contes à rire.)

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