ATTENTION
Voici bien inic .luuc .iti'iiire, O Iriiiismissibilité 1
La syphilis secondaire,
Qiii jamais s'en fût douté?
Par la gent pédiculaire
Se propage à volonté !
Aux étreintes amoureuses,
Aux lancettes vénéneuses.
Il faut ajouter... merci!
Larves et pédiculi.
Plus les puces travailleuses!
Où donc trouver un abri
A tant de causes diverses.
Si, hors du sentier maudit
Où Cupidon nous sourit
Le virus pleut par averses ?
Adieu la sécurité,
Au diable l'immunité,
Foin de la prophylaxie!
Car rien ne peut garantir
Même en dehors du plaisir,
D'un acarus en furie.
Au spectacle, au boulevard,
lin ville, à la promenade,
A l'église, à l'alcazar,
Hn plein champ, en pleine rade.
Mettez-vous en garde, car
En tous lieux, par pur hasard.
D'un parasite qui vole
Vous pouvez trouver le dard
Inoculant la vérole.
Cela peut paraître drôle
Et sentir son vieux canard ;
Mais, ô lecteur bénévole,
C'est la vérité sans fard
Et sans plaisante hyperbole,
Arrivant hier, sans retard
De Lyon, la docte école.
Or, sus, vous qui sans façon
Riez de tout, intrépides.
Gare aux atteintes perfides
De ce dangereux poison.
Réilécliisscz, je vous [>iic, A l'insecte cauteleux Qui lie sa bave eiuieuiie, Peut iuoHiier vos ileiix yeux.
Quant à moi je le Jcfic ; Savez-vous coiuniJiuV U'.il orU D.ius mou maiiiLMu je iLulie Ma faùej et j'ouvre bien loit Le iloctriual (i.irapluie Piécouisé (Mr Uiioul.
D' J. TtNur.
UCUU U'UXAMh.N
1 1 l'KOiUaSUUR, eu pi Jsciilaiit un ju/iui au ûntuidiit. — \'i.tiillcz me iliic quel est cet os?
l.'liLÈVi;, upii's uivir tourne et ictoiti nc l'o:: mih tous Us ieiii, répond ai-ec ih.\uidncc ; « Monsieur, ceci est im os tle mort I "
INHUMl lE Si.MULliH
Uu seul lit pour Jeux voyageurs,
Dont uu aime la solituile.
Et pas uioyeu d'alkt ailleurs, Car riiùtelcst le seul du pays. — Ucau pielude l On tau ce ijue l'ou peut, me Jitout quel^iues sots.
Nou pas toujours ce ^u'ou veut laite.
Je ne connais rien de plus ùux Que cet adage populaire.
Le coucheur désireux de rester seul au lit
Un instant d'abord réfléchit, Puis, d'un air souriant et remplit de franchise,
S'en vint dire à son compagnon ;
— Voulez-vous relever le pan de ma chemise. Et me l'attacher là, plus haut, un peu plus. Bon 1 Merci bien 1
— Dites-moi par quelle fantaisie...
— Eh 1 mon Dieu 1 c'est tout simple : il m'arrive souvent De ne pouvoir, la nuit, résister à l'envie
Q.ue vous savez, et, naturellement, ' Ma chemise alors est salie.
Or,jen'en ai plus qu'une... — Ahl c'est triste vraiment. Je vous plains. Mais tenez ! pour dormir plus à l'aise. Gardez le lit pour vous; je puis parfaitement Passer la nuit sur une chaise.
Frère Jean.
RICORDIANA
C'était pendant l'hiver de... il gelait à pierre fendre. Ricord descendit de voiture pour satisfaire à un besoin pressant. A peine était-il installé dans un rambuteau, le seul à cent mètres à la ronde, qu'un monsieur vint se placer à côté pour attendre son tour.
Et Ricord n'en finissait pas, ou du moins, sous l'influence du froid, la vessie ne se vidai que lentement et avec peine.
— Mais dépêchez-vous donc, monsieur, je vais... mouiller ma culotte.
— Vous êtes donc bien pressé. Un peu de patience, s'il vous plaît...
— Décidément, monsieur, vous êtes malade; je vous engage à aller voir Ricord.
— Ricord... mais c'est moi Ricord.
Et il partit en laissant son interlocuteur tout étourdi.
Un vieux monsieur, âgé de quatre-vingt-deux ans, est introduit dans le cabinet du docteur Ricord.
Il s'incline, d'un air un peu embarrassé. Le docteur, avec un profond salut :
— Et d'abord, tous mes compliments!