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LES MÉDECINS INSPECTEURS, LES MÉDECINS CONSULTANTS

Air de la Lorette, de Nadaud.

Chaque docteur recevra leur visite; C'est un impôt, il faut le supporter.

Perte de temps se répare bien vite.

Pour quelques-uns vous aurez à dîner.

A leur campagne

Buvons Champagne, Vins de Bourgogne et puis Château-Margaux.

Très chers frères,

Choquons nos verres A vos succès auprès des buveurs d'eaux.

(1) Réussi.

(2) Clmntée au banquet de la Société médico-chirurgicale des Hôpitaux de Bordeaux, le i8 mars 1867.

Si vous avez là-bas, sons votre égide, Certain client qui s'.ilTolle de vous; Si, par nos soins, il vous a pris pour guide, Soyez prudent en lui parlant de nous.

C'est ridicule.

On est crédule.

Et, quand on soullre, on voudrait tant guérir!

Il pourrait croire

A votre histoire, Et puis chez nous ne jamais revenir.

Je le sais bien, votre arsenal immense Peut réparer tous les maux, d'ici-bas, Et dans vos mains vous .avez la puissance De faire encor quand nous ne faisons pas.

Eaux merveilleuses,

Prodigieuses, Dont vous jouez avec tant de bonheur 1

Grand bain de cuve,

Ou bain d'étuve, Vous avez tout pour calmer la douleur.

Tout est blanchi par vos eaux de cocagne. Tout doit céder .à la thermalité.

Qu'on aille en Suisse, en France, en AUem.igne, Partout vos eaux sont une vérité.

La dyspepsie,

La gastralgie.

Les estomacs devenus paresseux;

La cuisse étique

Par la sciatique, Et puis les tics surnommés douloureux ;

Rifîn ne résiste au bout de trois semaines, Et vingt-cinq jours est le terme fatal. Si par hasard vous avez des migraines, Trois jours de plub font passer votre mal.

On voit l'enflure,

La courbature.

Le mal aux yeux, l'engorgement des seins;

Pertes diurnes, Perles nocturnes, S'éliminer et Huer par les reins.

Le gros mangeur qne gène sa beilaine, A Kissingen v.i dégraisser sa peau; Il est barrique an moment qu'on l'entraîne, Après la cure, il est passé tonneau.

Les Pyrénées

Sont destinées Aux alTections du paltot cutané;

Sans qu'on en soufTre,

Là, par le soufre.

Le derme ancien est de nouveau tanné.

Séjour heureux des monts et des cascades! J'ai vu par toi s'éloigner les chagrins; J'ai vu bien mieux, comme des camarades, J'ai vu chez toi vivre les médecins.

Tuberculose,

Et toi chlorose Qui fait p.dlir le minois féminin ;

Feinnios pleureuses,

Et vaporeuses, .Mlez aux eaux colorer votre teint.

Les essoufllés cultivent le Moiit-Dore, On y relait le jeu de son poumon; Par l'arsenic bientôt il expectore Oc son tissu ce qui restait de bon.

A la famine,

On la débine, Opposons Bade à l'infâme tripot.

Pour vous refaire,

lit vous défaire.

Là, la fortune a son vaste entrepôt.

Ceux qu'ont réduit les grands vins de Bourgogne,

La trulie noire au parfum enivrant;

Ceux dont la marciie en passant vous étonne.

Et vont tomber s.ins doute au premier vent;

Ceux dont l'absinthe

A glauque teinte A convulsé les muscles rabougris;

Ceux que Cythère,

Et son m3'stère.

Bien avant l'âge ont fait déjà tout gris;

Tous ces vaincus des voluptés mondaines Sont pour Plombières et pour vos hauts-fourneaux Guérissez-les, ils vont là par centaines ; Guérissez-les pour l'honneur de vos eaux.

Beaucoup de gloire

Peu de déboire, Q.ue le succès vous fasse tous heureux !

Et que ruisselle

Votre escarcelle Sous l'or bien pur des clients généreux I

Chers inspecteurs de nos sources thermales. Et consultants qui glanez auprès d'eux.

Il faut, hélas I recommencer vos malles, A vos griffons adresser^vos adieux.

Partout la neige

Reprend son siège, Les pics glacés vont encor reblanchir.

Tout-devient sombre

Et fuit dans l'ombre; On le voit trop, l'hiver va revenir.

Df MUSCULUS.

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