GENDRES ET BELLES-MÈRES
Il y a trois jours, à la reprise du froid, le docteur R... va voir uue de ses clientes qui se plaignait de fortes lourdeurs de la tête.
A peine entré dans la chambre de la malade, il avise un poêle américain :
— Pas de doute, madame, lui dit-il, c'est ce poêle qui est la cause de votre malaise. Enlevezle au plus vite. Il y va de votre vie.
— Mais il m'a coûté cent francs, C'est cent francs de perdus!
— Eh bien, madame, dit le médecin eu souriant, faisons une affaire : je vous le prends pour vingt-cinq francs. J'en trouverai toujours bien le placement.
La dame consent.
A quelques jours de là, la dame, qui désirait déménager, va visiter un appartement. Le premier objet qui frappe ses yeux, c'est ^on poêle.
— Qui donc demeure ici? demande-t-cll-- à la bonne qui lui montrait la pièce.
— C'est M™= Z..., répondit la bonne, la btllcmère du docteur R...
Le docteur X,,. se promenait avec un de ses amis, lorsqu'ils aperçurent une dame d'un
certain âge et à la figure revèche. Le médecin s'empressa de traverser la rue pou: l'éviter. Son ami voulut en connaître la cause : « J'ai soigné son gendre, répondit le docteur. » — Et vous avez eu le malheur de le laisser mourir? — Au contraire, je l'ai sauvé, répliqua le médecin.
Un élève à son professeur qui vient de :e marier :
— Monsieur, dit-on : un emplâtre ou une emplâtre?
— Cela dépend, mon ami. Q.aand il ne s'agit que de morphine ou de belladone on dit : un emplâtre; mais, quand il s'agit d'une belle-mère, on dit : une emplâtre.
A vine belle-mère â qui l'on adresse des compliments de condoléance au sujet de la mort de son gendre.
— Et a-t-il beaucoup souffert?
— Pas assez !
Touchatout, dans le Troiiibiiioscope, cite une belle-mère qui, à l'âge de quarante-neuf ans, au lendcmai.T d'une soirée où son gendre avait été nwlade d'avoir entendu trop de musique, s'est mise à apprendre le piano.