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LA PROPAGATION DU SON DA.NS LES GAZ

Par m. a. TERQUEM ,

Membre titulaire.

On a cherché souvent à Représenter à l'aide d'appareils le mouvement des molécules .^e l'air pendant la propagation des ondes sonores. Wheatston^ le premier réalisa cette idée. Son appareil , complété par l\j'. Eisenlohr, professeur de physique à Carlsruhe , se composait,' dune boîte de bois rectangulaire de 1 mètre de long enviroii, peinte en noir et portant une fente longitudinale de l centiinètre envirou de largeur, au milieu d'une des faces. Dans cette ^oîte est placé un cylindre de même longueur, que l'on peij^ faire tourner autour de son axe à l'aide d'une manivelle exti^rieure. La surface du cylindre est noircie et on y a tracé en blahc une série de courbes passant chacune par les positions successives d'une même molécule d'air; on ne peut

évidemment apercevoir que la portion de la surface du cylindre placé derrière la fente; et par la rotation, le déplacement des molécules d'air est figuré par les portions successives de chaque courbe qui viennent se présenter derrière la fente. On a pu ainsi représenter d'une manière assez satisfaisante le mouvement dû à un choc de faible durée , la propagation d'un son continu , et les ondes fixes d'un tuyau sonore.

Plus tard , MM. Wolf et Diacon ' ont remplacé avantageusement ces cylindres par des plaques de verre couvertes de noir de fumée, sur lesquelles avaient été tracées des courbes sinusoïdales ; suivant ces courbes évidemment le verre recouvre sa transparence. En faisant glisser ces plaques devant un écran percé d'une fente étroite et éclairé par une lumière intense , on peut obtenir, avec l'aide d'une lentille sur un écran l'image de points lumineux isolés, qui figurent les molécules de l'air et qui par leurs déplacements donnent un'e idée des mouvements dus à la propagation du son. Seulement ces mouvements ne sont pas continus et ne durent que pendant le temps employé à faire glisser la plaque d'une quantité égale à sa longueur; il est vrai qu'en ramenant la plaque dans sa position primitive , le même mouvement se produit en sens contraire.

M. Crova, professeur à la Faculté des sciences de Montpellier, remplaça ces plaques par des disques de verre , sur lesquels étaient tracées généralement des circonférences excentriques, de manière à figurer les cas principaux relatifs à la propagation du son; on obtient ainsi un mouvement continu, mais l'appareil devient plus coiileux et perd de sa simplicité.

Dans l'appareil que je vais décrire , je suis revenu à l'idée de MM. Wolf et Diacon ; seulement j'ai décomposé les diverses phases de la propagation du son en éléments aussi simples que possible. Les dessins ont été tracés en noir, en se servant de

l Mémoires de l'Académie de Montpellier, tome VI. /

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