‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 29 sur 115 · Kapat ha-RocheliD · texte numérisé non relu

Kapat ha-RocheliD

vrage ne fut point terminé. Il écrivit aussi un traité astronomique sur les calculs du calendrier juif*.

Échappé aux massacres de Grenade (1066), Isaac Ibn-Albalia devint plus tard astronome, ou plus exactement astrologue du prince abbaside Abulkassim Mohammed, roi de Séville sous le nom de Al-Mutamed (1069). Il fut nommé en même temps chef de toutes les communautés de ce royaume , le plus puissant de l’Espagne mahométane; il porta les titres de prince (nassi*) et de rabbi. Isaac fonda une grande bibliothèque en rachetant les débris épars de celle de son infortuné protecteur Joseph. Séville devint bientôt, comme précédemment Gordoue et Grenade, le centre de l’Espagne juive. Un autre Juif, Ibn-Mischal, était

1. Abraham b. Chiya, Sèfer ha-lMxmr, édit. Filipowski p. 55, et Abraham Ibn-Daoud.

3. C'est ainsi qu’il est appelé dans le Retpontum, dans Temim Déim, n. 1*1, cités par Abraham Ibn-Daoud, et aussi par Zeracbyab Haléry dans Maor, Sabbat II.

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au service de Mutamed, qui l’employait à des négociations diplomatiques ‘ .

On connaît peu de chose delà vie du second Isaac, ben Yehouda Ibn-Ghiat ou ben Moschia.

11 naquit en 1030 à Lucena, non loin de Gordoue, et avait été protégé par les deux Ibn-Nagrela. Il devint plus tard rabbin de sa ville natale, et mourut en 1088. Il cultiva la philosophie, le Talmud et la poésie liturgique, mais cette dernière sans succès*; ses vers n’ont ni élégance, ni force, ni clarté ; on pourrait l’appeler le Kalir de l’école espagnole. Ses chants de pénitence, toutefois, ne manquent ni de chaleur ni de grâce, et beaucoup de ses poésies ont passé dans le rituel de certaines communautés®. Ses autres travaux sont : un commentaire philosophique sur le livre de Kohéleth, commentaire aujourd’hui perdu, puis un

L Gayangos, Hùlory of the dynastie* in Spain, Appendice II, p.3î.

i. Sachs, Poésie religieuse des Juifs en Espagne, p. 261.

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