Abraham Ibn-Daond et Moïse Ibn-Ezra, note 1, I
dents Profond talmudiste, il n’écrivit cependant que sur les matières philosophiques, et composa une Logique et un traité de pliilosophie religieuse intitulé Microcosmos (Olam Katon) tous doux en arabe ; quoique d’une piété ardente, il avait étudié Platon et Aristote, et s’était même servi des travaux d’un Caraïte, Joseph Albassir *, première concession, très-faible sans doute, qu’on rencontre à cet égard chez un Rabbanite.
Ibn-Zadik destinait son Microcosmos à l’instruction de ses contemporains, qu’il dépeint <»mme fort dégénérés sous tous les rapports Ce livre devait les conduire à la connaissance des grandes vérités morales.
Son thème principal peut se résumer ainsi :
La philosophie religieuse mène trop labo-
1. Publié par Jellinek, 18S4, avec une introduction historique et littéraire.
2. Lo livre Mansuri d'Abn-Takab qu’il cite (p. 43, 43, 70) est de Joseph Roéh ; conf. Pinsker, LikouU, suppléments et notes, p. 196.