Olam Katon, introduction, p. 1 et
rieusement à la science des vérités supérieures, par l’étude des mathématiques, de l’astronomie, de la musique et de la dialectique; l’homme raisonnable doit pouvoir la puiser en lui-même. Tout individu est un petit monde dans lequel se reflètent deux mondes, le fini et l’infini. L’homme doit arriver à la connais- ‘sance de lui-même, sinon le but de sa vie est manqué.
Ibn-Zadik, on le voit, n’a fait ici qu’appliquer au judaïsme la philosophie arabe de l’époque.
La connaissance de soi-même conduit à la conception de Dieu créateur du monde. Le bien suprême consiste dans la connaissance de ce Dieu et dans l’obéissance à ses volontés, révélées dans la Torah pour amener l’homme à la béatitude céleste *. Le premier devoir de l’homme, de l’Israélite, est donc de se perfectionner moralement pour pouvoir ser-
i. L«s points essentiels relatifs an judaïsme sont exposes dans le chap. IV, p. S7 et suiv.
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vir dignement Dieu et mériter la félicité du monde futur. Il ajoute que les prescriptions rituelles, telles que l’observance du sabbat, émanées de la sagesse suprême, sont conformes à la raison *. Le libre arbitre laissé à l’homme entraîne des récompenses et des peines. La récompense consiste pour l’âme à retourner dans le sein du Créateur ; la punition, à ne ♦ pouvoir remonter à cette source sublime et à errer sans repos dans l’univers.
Ibn-Zadik admettait la venue des temps messianiques et la résurrection des corps; mais il ne parvint pas à mettre ces points en harmonie avec son système de la béatitude de l’âme réunie à Dieu.
Cette philosophie n’a pas une portée fort élevée et on ne lui accorda jamais une grande attention. Ibn-Zadik fut aussi poète, mais ses productions poétiques sont médiocres.