Dukes, I. c., p. S'il, note
LES JÜIFS D’ESPAGNE 2(Kt
furent insérés dans les rituels des communautés d’Espagne, de Montpellier, d’Avignon et dc Romagne. Il mérita ainsi le nom de Salach, du mot selichach, pénitence ; néanmoins ces prières manquent généralement de contrition. La forme en est riche, mais on y trouve plus d’art que de sentiment ' .
Ibn-Ezra était maître de toutes les règles de l’art d’écrire. Il composa sur la matière un traité. Dialogues et Souvenirs qui est en même temps l’histoire littéraire des travaux des poètes hispano-juifs, depuis les premiers temps.
Le livre s’occupe de la poésie arabe et castillane, et il est précieux, à ce titre, pour l’histoire de la littérature espagnole.
Ibn-Ezra a écrit aussi un livre à tendances
I. Les meilleures sont celles que donne Dukes, I. c., p. 6S, n. 3-79, II. 15-86, n. 33; voir aussi dans l'Ortenl, partie littéraire, 1847, col. 403, la poésie d’Ibn-Ezra; elle donne une véritable idée de la manière du poêle.
3. Kitab al macha'dera w’al madzakara. Manuscrit à la bibliothèque Bodléienne, codex Huntington, p. 599, conf. Catalogue de la bibliothèqve hébraïque de Oxford, s. v.
SIO
philosophiques (Arougat Habossem), écrit en hébreu, mais qui, si l’on en juge par les fragments qui nous restent, n’est que l’exposition de la philosophie arabe, fort pauvre à son époque; des penseurs juifs il ne cite que Saadia et Ibn-Gebirol ‘ .
Philosophe sans valeur et poète presque médiocre, Ibn-Ezra, grâce à sa prodigieuse facilité, n’en jouissait pas moins d’une grande réputation parmi ses contemporains. Il resta longtemps séparé de ses frères, et ne se réconcilia avec eux qu’ après la mort de celle qu’il avait si tendrement aimée (1114). Elle aussi, au moment suprême, songea à l’homme préféré. Il reçut ses dernières paroles, souvenir sacré qu’il transcrivit en vers profondément touchants Il envoya cette élégie à son