‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 56 sur 115 · Chùzarii, 27-91; id. I8i-I · texte numérisé non relu

Chùzarii, 27-91; id. I8i-I

main du Créateur à l’état parfait ; il transmit cette perfection à ceux de ses descendants qui étaient d’une nature supérieure.

Cette sorte de vertu native devint le partage des patriarches ; le peuple juif resta donc le noyau, la fleur de l’humanité, la race exclusivement douée du don de prophétie La terre de Canaan était le lieu privilégié de ces manifestations de l’esprit divin. Les prescriptions purement religieuses de la loi avaient en vue la conservation du génie prophétique parmi le peuple élu ; et ce sont ces prescriptions, plus que les lois morales, qui font le caractère particulièrement divin du judaïsme.

Yehouda insiste aussi sur l’harmonie qu’établit le judaïsme dans la satisfaction des besoins de l’âme, du cœur et des sens. La religion juive ne prêche ni l’ascétisme, ni la retraite; ennemie des sombres méditations, elle recommande plutôt l’esprit de gaieté et

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