‹ Les juifs d'Espagne, 945-1205Chapitre 60 sur 115 · Voj. sa lettre à Samuel Abou-Maosottr. fiefottiat · texte numérisé non relu

Voj. sa lettre à Samuel Abou-Maosottr. fiefottiat

LËS JUIFS D’ËSPAGMF, i3?

et rabbin, l’accueillit avec toute sa suite, et parvint, grâce à ses prévenances, à le retenir pendant trois mois, jusqu’à la fête des Machabées.

Yehouda comptait se rendre à Damiette, auprès d’un ami ; mais il fut appelé au Caire par son coreligionnaire , le prince Abou-Mansour Samuel Ben Chanania, qui occupait alors un poste très-élevé à la cour d’Égypte.

Ce Samuel paraît avoir été attaché comme médecin à la personne du calife Al-Hafidh Heddin-Allah. Il jouissait de la confiance illimitée de son maître. Ce prince avait un fils dont la conduite déréglée lui donnait les plus grands soucis pour l’avenir. Samuel, à qui il proposa de l’en défaire par le poison, refusa; un médecin mahométan se rendit aux vœux du père irrité. Le roi ne tarda pas à se repentir de ce qu’il avait fait ; il exila son complice, et dès ce moment, combla d’honneurs le médecin juif. Il lui accorda, paraît-il, le titre de Prince (Naguid) et le plaça à la

tête, (les communautés juives d’Égypte (en

Le voyage sur le Nil ramena la pensée <ie l’illustre voyageur aux temps mosaïques et lui inspira deux magnifiques poèmes*. Malgré l’accueil honorable que lui firent Samuel , les trois fils do ce seigneur et le chef de l’école du Caire, Nathan b. Samuel, Yehouda ne demeura pas longtemps dans cette ville, tant était grand son désir de voir la Terre sainte. Samuel lui offrit de puissantes recommandations pour les principaux personnages des pays qu’il avait à parcourir , ainsi que tous les moyens de continuer sa route. Yehouda, largement pourvu, refusa cette dernière offre et n’accepta que la première ’ ; puis , il s’arracha du milieu de ses nouveaux et sincères amis pour se rendre au port de Damiette.

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