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parties de la Palestine; les Juifs étaient revenus habiter la Terre sainte et même Jérusalem. Ils avaient acquis une certaine influence dans ces petites cours chrétiennes; on voit en effet un évêque du temps se plaindre devoir préférer, grâce à l’influence des femmes, les médecins juifs, samaritains et sarrasins à leurs confrères chrétiens. Le pays était assez tranquille, les hostilités avaient cessé depuis nombre d’années.
Yehouda paraît avoir atteint le but de son voyage, et être arrivé à Jérusalem; mais il fut sans doute mal traité par les chrétiens, dont il se plaint amèrement dans un de ses chants. Du reste, on ne sait rien ou presque rien des derniers événements de sa vie, mais il est certain qu’il passa à Tyr et à Damas. Dans la première de ces deux villes, il fut l’objet de grandes démonstrations de respect et d’affection; les vers qu’il adressa à ses amis vers cette époque respirent un profond découragement : le poète
LES JUIFS D’ESPAGNE âil
y déplore sa jeunesse perdue et ses espérances déçues *.
A Damas, il écrivit son chant du cygne, une Sionide émouvante *, qui nous attendrit sur Jérusalem à l’égal des psaumes du chantre Assaph,
On ignore l’époque de la mort de Yehouda, ainsi que le lieu de sa sépulture. Une légende raconte qu’il fut tué par un cavalier sarrasin, au moment où, arrivé aux portes de la vUle sainte, il chantait sa dernière et mélancolique Sionide’ ; elle ajoute qu’il fut enterré à Kephar- Kaboul*. Un inconnu écrivit sur sa tombe ce distique simple et énergique :
La Piété, la BoDté, la Générosité Disent ; Nons monrons arec Tcboiida',
Mais, quelque éloquentes que soient ccs lignes, elles sont insuffisantes pour résumer