‹ Les juifs, rois de l'époqueChapitre 2 sur 22 · livre où il n’est parlé que d’adultère et d’inceste , de · texte numérisé non relu

livre où il n’est parlé que d’adultère et d’inceste , de

boucheries et de guerres sauvages; où tout nom qu on révère est souillé d’infamie; où toute grande fortune débute invariablement par la fraude et par la trahison; où les rois, qu’on nomme saints, font assassiner les maris pour leur voler leurs femmes ; où les femmes qu’on nomme saintes entrent dans le lit des généraux ennemis pour leur trancher la tête.

Je ne décerne pas le titre de grand peuple à une horde d’usuriers et de lépreux, à charge à toute 1 humanité depuis le commencement des siècles, et qui traîne par tout le globe sa haine des autres peuples et son incorrigible orgueil. Race toujours vaincue, châtiée, asservie, en témoignage de la protection toute spéciale du Créateur, et toujours regrettant l’esclavage et les oignons de l’Égypte, et toujours prête à retourner au culte du veau d’or, malgré les signes de la colère de Dieu. Demandez un peu à ces Juifs, qui gagnent avec nous cent millions en un an , s’ils tiennent excessivement à revoir les murs tant pleurés de Sion !

Je n’appelle pas peuple de Dieu, le peuple qui met impitoyablement à mort tous les prophètes inspirés de l’esprit saint, qui crucifie le Rédempteur des hommes, et l’insulte sur sa croix. Si tant d’élus de Dieu sont sortis du sein de la nation juive, c’est qu’il est naturel que la protestation des victimes s’élève, plus fréquemment qu’ailleurs , des abîmes de l’iniquité.

Pour moi, comme pour tous les hommes sensés chez lesquels les préjugés de Thistoire n’ont pas abruti la raison , le peuple qui a fait les grandes cho-

INXKODUCTIO.N.

ses consignées clans les livres juifs, doit s’appeler le

peuple de Satan, non le peuple de Dieu : et le Dieu du peuple juif n’est autre, en effet, que Satan...

Qui pose au milieu des éclairs, et marche accoiii'' pagné d’un cortège d’anges exterminateurs.

Satan, le dieu des armées, le dieu du carnage, le dieu méchant, le dieu jaloux, le dieu inique qui punit la femme de Loth du crime de ses filles , qui commande à Abraham le meurtre de son fils. Le vrai Dieu, le Dieu de l’Évangile, celui qui se révèle par l’amour, celui qui a mis au cœur du père la tendresse paternelle , n’a jamais commandé à un père d égorger son enfant^ car cet abominable crime serait une offense à sa loi.

Non, le Dieu de l’Évangile, qui a prescrit aux hommes de s’aimer comme des frères, et dont la sainte loi est gravée dans nos cœurs à tous, n est pas le même c|ui a dicté au sombre législateur du Sinaï l’exécrable formule œil pour œil, dent pour dent^ et cjui ordonne à ses fidèles d’exterminer sans pitié tous ceux qui ne prononcent pas purement siboleth.

Et si le peuple juif était véritablement le peuple de Dieu, il n’eût pas mis à mort le fils de Dieu; il ne continuerait pas d’exploiter, par le parasitisme et Tusure, tous les travailleurs que le Christ a voulu racheter, et (|ui sont la milice de Dieu; et Dieu ne l’eût pas marqué du cachet d’anathème en lui infligeant la lèpre , comme il a infligé la ladrerie au pourceau.

De par la Charité, la Raison et la Foi, anathème à toutes les religions impies qui disent Dieu méchant i

LES JUIFS, ROIS DE L’ÉPOQüE.

car ces religions-là sont de l’invention des hommes inspirés de l’esprit de Satan et qui ont fait leur Dieu à leur image; et l’impiété du dogme peut se mesurer à l’inhumanité de ses sectaires.

Or, quel peuple a été plus sanguinaire dans ses vengeances, plus persévérant dans sa haine et dans son mépris pour le reste de l’humanité que le Juif? Où que vive cette race, je défie qu’on me la montre occupée à une fonction utile ou productive, occupée à autre chose qu’à gruger et dépouiller la nation qui l’a reçue dans son sein (France, Russie, Pologne, Portugal, Allemagne).

Et qui dit Juif, dit protestant, sachez-le. L’Anglais, le Hollandais, le Génevois, qui apprennent à lire la volonté de Dieu dans le même livre que le Juif, professent pour les lois de l’équité et les droits des travailleurs le même mépris que le Juif. Il y a même dispute entre ces races pour savoir à laquelle revient le prix de l’avarice et de la cupidité. A Genève, on prétend qu’un Génevois vaut six Juifs. Et, circonstance bien singulière et bien caractéristique, l’amour de l’or chez toutes ces races est proportionnel à l’intolérance et au fanatisme religieux. Le talmudiste de Francfort, le vieux Juif de sang usuraire, le circoncis, n’est pas plus fervemment attaché à la lettre de la Bible et au culte du veau d or que le puritain de Genève , dont les ancêtres ont fait brûler Servet, que le méthodiste d Angleterre, que le piétisle d’Allemagne. Ce sont tous entants d’un même père, et à qui le dieu d’Israël a promis un jour, en la personne de Jacob , la

INTRODUCTION

propriété de la terre, à l’exclusion de tous les autres peuples. Et toutes ces "sectes sont également ardentes à poursuivre l’exécution de la promesse de Dieu , toutes également orgueilleuses et ennemies de l’étranger qu’elles nomment Philistin , travailleur , et elles composent à elles toutes une immense congrégation de vampires dont les estomacs sont aux banques des grandes capitales, et les suçoirs partout. Les travailleurs qui s’exténuent et meurent à la peine, sur les trois quarts de la superficie du globe, travaillent pour enrichir quelques milliers de nababs fainéants de Juda, d’Amsterdam et de Londres. Tout l’or qui se tire par la mine ou par la charrue des entrailles de la terre est attiré, par une puissance d’aspiration invincible, dans les coffre-forts de l’Anglais, duGénevois, du Juif, races aristocratiques qui ont fait vœu de paresse et d’oisiveté, et s’entendent pour vivre du labeur et de la production d’autrui. Et les milliards ont beau s’entasser dans leurs caves, et leurs caves déborder, ils trouvent qu’elles ne sont jamais assez pleines, et ils inventent pour les remplir des commerces de poisons. Ainsi le veut le Dieu qu’on adore dans la Bible , le même qui permet au puritain Hollandais de cracher à la figure du Christ pour soutirer au Japonais quelques milliers d éçus! Oh ! ce devait être un austère liseur de la Bible que ce Hollandais qui, sur le reproche qu’on lui adressait de vendre aux ennemis de sa patrie des munitions de guerre, répondit qu’on lui montrât le chemin des enfers , et qu’il irait vendre sur-le-champ de la poudre aux damnés....

Je VOUS dis qu’il y a des peuples de proie qui vivent de la chair des autres, et que ce sont les peuple^ marchands, ceux qui s appelaient autrefois les Phéniciens et les Carthaginois, et qui s’appellent aujourd hui les Anglais, les Hollandais, les Juifs, et que la. Bible est le code religieux où tous ces déprédateurs trouvent la justification de leurs tyrannies et de leurs accaparements. L'Anglais , dont la principale profession est de dérober des coins de terre , pour exploiter ceux qui les cultivent, ne voyage jamais sans sa Bible. Cromwell , le bourreau puritain, est un personnage de la Bible. Malthus, aussi, le philanthrope Maltbus, celui qui refuse à l’enfant du peuple une place au banquet de la vie y qui ne veut de place à ce banquet que pour les riches, Malthus, je vous en réponds , était imbu de l’esprit de la Bible jusqu’à la moelle des os. Dans toutes les guerres de fanatisme, c'est au nom de la Bible qu’on égorge, non au nom de l’Évangile.

L’histoire dira un jour si le fameux principe de la Réformation, le droit de libre examen, fut accepté aussi généralement qu’on l’affirme, comme idée de progrès. Si bien des souverains, celui de rAngleterre notamment, ne virent pas plutôt dans le principe soidisant émancipateur, un moyen de soustraire la puissance temporelle, c’est-à-dire la force brutale dont ils étaient armés, au joug de la puissance spirituelle; un moyen de substituer l’infaillibilité de l’individu à 1 infaillibilité du Pape, personnification de l’Eglise et vicaire du Christ. J’avoue que je ne suis pas complètement édifié sur cette fameuse question de liberté ,

tNTBODÜCTION.

et que là où tant de philosophes et d’historiens ont signalé un progrès, je n’ai vu, moi, qu’un mouvement de recul. Les douze articles de la charte des paysans sont contemporains de Luther et vont un peu plus avant que lui dans la réforme religieuse et politique ; mais les mêmes princes qui se sont unis pour défendre Luther contre Rome, se sont unis aussi pour écraser l’insurrectioii des travailleurs. On me persuadera difficilement que ce fut le pur amour de la liberté qui poussa Henri VIII d’Angleterre, et plus tard Élisabeth et Cromwell à briser le joug de Rome, Je me défie des religions qui acceptent pour pape un Henri VIIL Protestants de toutes les communions, votre prétendue ré volution religieuse et spirituelle de \ 520 n’est qu’une insurrection de populations mercantiles, de races de trafiquants qui, se trouvant trop à l’étroit dans lamorale de l’Évangile, font retour à la Bible. Le Dieu de la Bible, en effet , n’a pas de fils comme le Dieu de l’Évangile pour chasser les marchands du temple, à coups de fouet. Le Dieu de la Bible ne punit pas le coupable dans l’autre vie : il n^y a pas d’autre vie dans la Bihle^ Jouissez , pillez , volez , soyez heureux dans votre chair, et ne vous inquiétez pas du reste.... Ah, je comprends que la vente des indulgences, que les richesses scandaleuses du clergé catholique, la vie de ses papes et de ses moines, aient poussé dans le temps à la réaction puritaine et provoqué la réforme évangélique; mais quelque chose me dit pourtant à l’âme que les fautes de Rome n’entrèrent que pour bien peu dans les causes qui détachèrent de la foi catholique les

vrii

princes d’Allemagne, l’Angleterre, la Suisse, la Hollande. Quelque chose me dit que, si le principe du libre examen, formulé par Luther, eût menacé le pouvoir temporel des castes, comme il menaçait le pouvoir spirituel, plus d’un des États dissidents serait encore aujourd’hui dans le giron de Rome. Qui s’est fait tout d’abord protestant chez nous , en France ^ Le noble , le Goligny, le Condé , l’ennemi de la royauté et du peuple. Et d’ailleurs, si la foi de Luther, si ce fameux principe de la Réformatioii avait puissance de créer des hommes libres, il est clair que le travailleur anglais ne serait pas aujourd’hui le plus misérable et le plus opprimé de tous les serfs du globe; l’aristocratie anglaise, la caste la plus insolente et la plus orgueilleuse qui fut jamais.

Je trouve aussi que ces ministres du culte anglican ont bonne grâce à tonner contre les scandales de l’Église romaine, la grande prostituée ^ eux, les évêques rentés d’un million et plus, et vivant de tous les vices, et battant monnaie avec le vol, l’ivrognerie et la prostitution!

Je sais qu’on objecte souvent à ceux qui pensent comme moi sur l’esprit secret du protestantisme et sur l’influence malfaisante du livre juif :

« Que leur opinion est sauvage.... que ce qu’ils veulent, c’est le retour au moyen âge, aux préjugés fanatiques qui tenaient le Juif pour maudit. On leur reproche de rompre avec les opinions charitables du temps, avec les théories humanitaires qui ont proclamé, en 89 et depuis, la fraternité des nations. On

INTRODUCTION

dit que leur langage n’est pas de cette époque de fusion et d’oubli, n’est pas d’un Français de ce siècle..*. « Mon langage est celui d’un écrivain sincère qui n’a de fanatisme ni de répulsion systématique pour aucun culte, mais qui croit avoir compris Thistoire du peuple juif et qui pense :

Que la religion du peuple juif en a fait fatalement un peuple ennemi de Fliumanité, que la Bible est le catéchisme et le code des peuples bourreaux.

Que les Juifs ne demeurent jamais victimes, que le temps juste qu’il leur faut pour devenir persécuteurs. Que l’État qui leur accorde imprudemment le droit de cité, se crée de futurs maîtres, et que la France, pour avoir cédé trop vite aux impulsions de sa charité généreuse, est déjà leur esclave.

Une preuve à Fappui de cette accusation :

Le gouvernement de France a concédé le monopole des transports sur la ligne du Nord à des Juifs. C’est un Juif qui en est le directeur, la plupart des employés de l’administration sont des Juifs. Eh bien î je ne pense pas qu’il existe dans aucune autre administration publique de France, un personnel plus répulsif que celuilà pour le ton , plus orgueilleux, plus cassant dans ses rapports avec le public , et moins soucieux du confort et de la vie des voyageurs. Ce chemin de fer du Nord était à peine en exploitation depuis une semaine, que des plaintes universelles retentissaient déjà sur la né-^ gligencedu service, sur la brutalité des agents. Survint, quinze jours après son inauguration, une épouvantable catastrophe , qui unit la date néfaste du 8 juillet 1846

à celle (lu 8 mai 1 842 , et le nom de Rothschild au nom de Fould , dans l'histoire des sinistres industriels ; et les parents des nombreuses victimes, instruites par lexpéricnce, n’ont pas même osé traduire devant les tribunaux du pays la compagnie homicide, quoique tous les jours les tribunaux condamnent à des dommages-intérêts considérables de maladroits cochers coupables d’imprudence.

Je demande s’il est écrit dans la charte que la justice doive avoir deux balances , une pour nous , Français, une autre pour les juifs. Hélas ! voici qu'au lieu de réclamer justice, ce brave peuple français, peuple libéré de 89, crie Noël pour les Juifs, et que, non content de battre des mains à l’impunité des monopoleurs, il les choisit pour ses mandataires. Je commence à croire en vérité que Judas Iscariote s’est trop pressé d’aller se pendre. Mais comment trouvezvous ces pauvres enfants d’Israël, qui continuent de poser en victimes? N’est-ce pas que cette attitude éplorée leur va bien !

Donc, en dépit de tous les faux philanthropes et de tous les charlatans de libéralisme, je repète que la France doit expier cruellement les torts de sa charité pour le Juif; charité imprudente, charité déplorable dont tous les grands penseurs de tous les siècles lui avaient à l’avance signalé les périls ; car Tacite est sur ce ])oint d accord avec Bossuet, avec les encyclopédistes et Fourier. Tacite, le plus illustre de tous les historiens de l’antiquité , s élève contre l’indomptable orgueil et l’esprit de fourberie du peuple juif.

ÏNTRODÜOTION.

TLl

Bo8Su4t qui croit ce peuple choisi par Dieu pour révéler sa loi au monde, Bossuet ne peut s’empêcher d’écrire que les Juifs ne sont plus rien à la religion ni à Dieu ^ et qu’il est juste que leurs ruines soient répandues par la terre, en punition de lew' endurcissement. Voltaire tue le Juif sous répigranime. Je viens de lire dans un livre tout récent, écrit par un Juif converti, M, Gerfbeer de Medelsheim , que la population Israélite de France fournissait un contingent de repris de justice double de celui fourni par l’autre population , toute proportion gardée.... bien que la race Israélite s’abstînt généralement de toute espèce d’attentat contre les personnes et se renfermât presque exclusivement dans l’exercice du vol, de la fraude, de l’usure, du dol en matière de recrutement. L’auteur qui s’est mis généreusement en quête de circonstances atténuantes pour les méfaits de ses ex-coreligionnaires, ajoute avec candeur crue « vu la nature des délits habituels de l’Is-

raélite , qui supposent une étude approfondie des moyens de frustrer le Code pénal, la loi ne doit guère atteindre que le petit nombre des délinquants ! I » Merci î

Écoutez après cela Fourier, le plus puissant des génies de ce siècle :

K A ces vices récents , tous vices de circonstance , ajoutons le plus honteux , l’admission des Juifs au droit de cité.

U 11 ne suffisait donc pas des civilisés pour assurer le règne de la fourberie , il faut appeler au secours les nations d'usuriers , les patriarcmx improductifs. La nation juive n’est pas civilisée, elle est patriarcale , n’ayant point de souverains .

n’en reconnaissant aucun en secret, et croyant toute fourberie louable , quand il s’agit de tromper ceux qui ne pratiquent pas sa religion. Elle n’affiche passes principes , mais on les connaît assez.

« Un tort plus grand chez cette nation , est de s’adonner exclusivement au trafic , à l’usure et aux dépurations mercantiles , selon le tableau de Londres, tableau qui ne nous apprend que ce que chacun sait.

« Tout gouvernement qui tient aux bonnes moeurs , devrait y astreindre les Juifs , les obliger au travail productif , ne les admettre qrùen proportion d’un centième pour le vice, une famille marchande pour cent familles agricoles et manufacturières ; mais notre siècle philosophe admet inconsidérément des légions de Juifs , tous parasites, marchands , usuriers , etc.

« Lorsqu’on aura reconnu (et cela ne tardera guère) ({ue la science politique doit s’attacher à réduire le nombre des marchands , pour les amener à la concurrence véridique et solidaire , on aura peine à concevoir l’impéritie de cette philosophie qui appelle à son secoui's une race tout improductive , mercantile et patriarcale , pour raffiner les fraudes commerciales déjà intolérables. » (Nouveau monde, p. 421 , 2^ édit. }

Je ne vois véritablement pas d’objection sérieuse à opposer à ces considérations de sage politique. L’illustre réformateur qui condamne ici le peuple juif comme coupable de parasitisme, n’était pas, que je sache , un homme à préjugés. C’était le profond penseur dont l’impitoyable logique a porté bas le commerce anarchique, et dénoncé aux États européens , quarante ans à l’avance , l’avénement de la féodalité mercantile et le règne de Juda. Et remarquez que les gouvernements de Russie et de Prusse, gouvernements peu suspects d’utopisme, ont été amenés tout réeem-

INTRODUCTION

xm

ment, par la force naturelle des choses, à appliquer à leurs sujets israélites les principes de politique exposés dans les lignes qui précèdent. L’empereur Nicolas, qui a fondé en faveur des Juifs de ses États un grand nombre d’institutions spéciales , et qu’on ne saurait accuser de mauvais vouloir pour cette race, l’empereur Nicolas, qui lui a donné toute facilité pour sortir de Vétat d'abjection ou elle est tombée par l'exercice de l'usure et d'autres métiers dégradants ^ vient d’ordonner par un récent ukase (juillet 1846), « qu’avant le l®"" janvier 1 850, les Juifs eussent à choisir une profession dans la catégorie des professions honorables spécifiées en tête dudit ukase. A partir de la même époque, les Juifs devront aussi renoncer à leur costume , afin qu’ils ne forment plus une nation dans la nation. De nombreuses immunités sont accordées en outre aux Israélites qui se décideraient à embrasser la profession agricole. »

L’empereur Nicolas ne veut plus que les Juifs soient une nation dans la nation russe , et en cela il a parfaitement raison. L’empereur Nicolas, qui prend ici la défense du travailleur russe contre l’usurier parasite, contre l’oisif, contre l’improductif, me paraît beaucoup plus avancé dans la voie du progrès véritable que M. Odilon-Barrot , qui ne veut pas retirer des mains des spéculateurs le monopole des assurances. Au lieu de nous élever sottement contre la tyrannie de l’autocrate , acceptons de bon cœur l’exemple de sagesse et de vraie philanthropie qu’il nous donne.

Les Juifs sont une nation dans la nation française,

quoi qu’ils fassent et qu’ils disent, et ils y seront la nation conquérante et dominatrice avant peu. Que les aveugles et les vendus qui ne voient pas ou ne veulent pas voir ces choses, ne me fassent donc pas un crime d avoir la vue plus perçante et la fibre nationale plus irritable qu eux. Je viens de prouver que si je me trompe, je me trompe du moins en bonne compagnie.

Avant d’en finir avec ce titre volé de peuple de Dieu, que je cite une dernière phrase de Fourier, phrase extraite d’un manuscrit inédit que ses héritiers paresseux ont oublié de faire tirer à cent mille exemplaires :

« ï.es Grecs.... ont été véritabiement le peuple de Dieu,

tandis que les Juifs , qui s arrogent le titre de peuple de Dieu , ont été le véritable peuple de T enfer, une vile ........ dont

les annales présentent sans cesse le crime à nu et dans toute sa laideur , jusque dans la personne du plus sage de leurs rois; et sans qu’il soit resté d’eux aucun monument dans les sciences ou les arts, aucun acte qui puisse excuser le tort d'avoir tendu continuellement à la Barbarie, quand ils étaient libres, et continuellement au Patriarcat quand ils ont été asservis. »

Un sait maintenant si l’on tenait à le savoir, les causes de l’aversion raisonnée que l’auteur de ce livre avouée aux enfants d’Israël, et qui l’ont jusqu’ici empêché d’unir dans sa pensée ces deux mots de Juif et de citoyen français y et qui font arriver le sarcasme de l’indignation et de la colère à ses lèvres, à l’idée que des marchands de lorgnettes ou d’espèces, arrivés on ne sait d où, puissent être appelés à faire les lois de son pays ,

INTRODUCTION

quand les plus glorieux enfants de la France > des hommes ayant nom Béranger, Fourier, Lamennais , ne sont pas même appelés , faute d’argent , à choisir leurs représentants. Mais personne ici ne comprend donc qu’aussi longtemps que le privilège de l’électorat et de l’éligibilité relèvera de For seul, il nous sera impossible à nous autres Français, peuple noble et ennemi du trafic , de soutenir la lutte avec le juif sur le terrafn de la représentation nationale! Poussez jusqu’à ses dernières conséquences ce système de la représentation exclusive de For, haussez, haussez le cens , et vous allez voir que les Juifs de nation feront lés majorités parlementaires partout, ün Juif citoyen français ! L’accouplement de ces deux noms me paraît monstrueux. Mais le plus riche de tous les Juifs de l’époque doit sa fortune à Waterloo lOui, leur fortune à tous , à ces banquiers cosmopolites , date de nos revers et de notre écrasement !

«Trêve de malédictions, nous crie encore une bonne a me, une âme charitable, abusée par une interprétation trop naïve de la loi de Moïse. Cette loi que vous dénigrez si méchamment, socialistes ingrats, cette loi est la seule qui ait proclamé l’abolition de la propriété et des dettes au bout d’un certain temps. »

Aboli la propriété! comment cela? Entendonsnous. La loi juive dit, en effet, que la propriété vendue fait retour à ses possesseurs primitifs au bout de cinquante ans, et que tous les sept ans les esclaves seront affranchis, et que les pauvres récolteront les

les juifs, rois de l’époque.

fruits de la terre; mais loin de trouver là sujet de m’extasier comme vous , sur le libéralisme de la loi juive, j’y lis au contraire le fait qui condamne Israël....

J’y vois d’abord la propriété du sol inféodée à une tribu, à une famille de proprietaires par la grâce de Dieu, une variété de l’espèce lord anglais.

Ensuite , cette seule raison que la propriété immomobilière devait faire retour aux possesseurs primitifs après un certain temps de jouissance, m’explique pourquoi le Juif ne voulut jamais de la propriété! On connaît l’invincible répulsion du Juif pour le travail des champs , répulsion qui ne l’empêchera pas d’envahir d’ici à vingt-cinq ans la propriété des trois quarts du sol de la Lorraine et de l’Alsace.

Le Juif n’est jamais que campé sur le sol qu’il habite. Il ne veut pas s’y attacher par les liens de la propriété, parce qu’il sait que ces liens gêneraient ses allures, l’empêcheraient de courir là où le trafic l’appelle. Ce manteau de la patrie pesait sur ses épaules, et il s’est débarrassé du vêtement incom-*mode. Le trafiquant anglais, américain, hollandais ne tient pas plus au sol que le trafiquant juif.

Quant à votre prétendue abolition des dettes tous les sept ans, que signifie, je vous demande, une abolition de dettes quelconques pour des usuriers qui ne prêtent que sur gages et à la petite semaine? Hélas î vous vous êtes laissé séduire par les faux philanthropes, ma bonne âme , et vous avez cru aussi que c’était la misère et la persécution qui avaient forcé le Juif à se réfugier dans l’usure et le mercantilisme. Illusion

INTRODUCTION

XTIl

et sottise , entendez-vous ; illusion , charlatanisme et duperie î Le Juif est scellé par sa foi religieuse au hrocantage et à tous les métiers dégradants dont le czar Nicolas tente de le libérer. «Qui travaille déroge,» ceci est la vraie foi du Talmud.

« Le travail , c"est la douleur, » dit le Dieu inhumain à l’Adam juif. « Le travail, c’est le bonheur, la santé, la richesse, » dit le Dieu bon à tous les hommes.

Voyez les musulmans; ils n’ont pas à reprocher comme nous aux Juifs le supplice de leur Rédempteur, et cependant aucun peuple chrétien n’a jamais professé pour les Juifs autant de mépris que l’Arabe et le Turc. Pourquoi cela? Parce que le Juif n’a jamais voulu exercer nulle part que le trafic et l’usure.

Je vous répète qu’il n’y a pas d’alliance possible entre cette race-là et nous, chrétiens; et la preuve, c’est que la plupart des Juifs distingués de ce temps abjurent le judaïsme.

Que maintenant le peuple juif , qui relève du même Dieu que l’Anglais , ait produit de brillantes individualités dans les arts, la poésie, la science, ce fait-là n’est pas contestable. Oui , je sais que ces derniers temps ont vu surgir de glorieux noms d’artistes de la lignée d’Israël ; mais combien m’en citerait-on dans le nombre qui n’aient pas à leur gloire quelque tache d’argent!

Que ce peuple ait été doué de puissantes facultés organisatrices, je le nie encore moins; mais je dis

que sa responsabilité s’aggrave du faux emploi qu’il

a fait de ces facultés supérieures. Les vautours aussi sont de grands oiseaux , et qui planent haut dans les airs, et que nous admirons quelquefois dans leur vol , ce qui ne nous empêche pas de n’avoir que répulsion et dégoût pour ces déprédateurs immondes qui se repaissent de la chair des cadavres.

Donc ce n’est pas moi qui, dans la première édition de ce livre , ai semblé demander pardon à mon public d’avoir mis la race juive en cause dans une attaque à la féodalité d’argent. .Je laisse la responsabilité de l’acte de contrition et des exéuscs à messieurs les directeurs de la librairie sociétaire^ mes premiers éditeurs, qui n’avaient pas lu peut-être aussi attentivement que moi les lignes de leur maître que je me suis permis de leur citer. Et plût au ciel que Fécole sociétaire, aujourd’hui si puissante, n’eût pas à reprocher à ses chefs de plus graves infidélités!

Vous me demandez donc , messieurs de la librairie sociétaire y plus d’égards et de respects pour la grande nation juive , dont les pauvres enfants impriment vos journaux et vos livres —

Des égards et des respects, dites-vous, pour les prétendues infortunes de ces vils croupiers d’agiotage dont le parasitisme avide prélève chaque année sur le travail de nos frères en douleur des tributs de plusieurs milliards , sans compter le tribut de la prostitution , le tribut du suicide et celui de la faim. De la pitié pour cea fainéants repus qui nous font jeter à la tete par l^^urs insolents valets de plume, que la misère est le lot fatal des masses , et qu* il n’y a pas place pour V enfant

INTRODUCTION

du paume au banquet de la vie. Oh! non pas, s’il vous plaît, non pas, messieurs les démocrates pacifiques, le sort de ceux qu’on exploite et qui souffrent m’a tant pris de pitié au cœur, qu’il ne m’en est pas resté comme à vous pour ceux qui les exploitent, pour ces hauts et puissants seigneurs du capital, vos candidats vénérés. Paix aux travailleurs de toutes les nations, d’accord, paix et fraternité! Mais guerre aussi, et guerre impitoyable aux parasites de toutes les religions et de tous les drapeaux, guerre aux banquiers cosmopolites , guerre aux Juifs monopoleurs î I Et vous, qui vous proclamez humanitaires, ne travaillez pas à éteindre au cœur de la nation française la dernière étincelle de charité qui l’échauffe , son noble mépris du négoce et sa haine des peuples bourreaux.... Mais plutôt bénissez la suprême Providence d’avoir voulu que la féodalité mercantile eût pour premiers parrains des enfants d’Israël, des fils non dégénérés de ces Pharisiens et de ces Scribes qui mirent en croix le Christ, pour que le monde chrétien reconnût X infâme à la souillure de son nom !

Page 1