LES MESURES DE PERSÉCUTION
depuis 1891, comme un cauchemar, sur l'imagination des malheureux israélites de ce pays, paralysant les transactions et ajoutant la terreur à la misère. — 3"* On a expulsé des villes et des localités situées en dehors du Territoire, où ils s'étaient établis par tolérance depuis 1865, tous ceux des israélites qui n'appartenaient pasaux catégories privilégiées. — 4** On a contesté, dans un grand nombre de cas, Thabileté des artisans, ou bien on a refusé le titre d artisans à certaines catégories de travailleurs, pour les refouler dans le Territoire. — 5** On a rendu la vie impossible ou difficile à beaucoup d'israélites établis hors du Territoire, en déniant à leurs familles le droit de les suivre ou de résider avec eux. — 6° On a interdit aux juifs, déjà exclus de la marine et ne pouvant s'élever aux grades supérieurs de l'armée, un grand nombre d emplois lucratifs et de professions honorables; en outre, au mépris des droits acquis, beaucoup d'entre eux ont été renvoyés sans aucune raison des places qu'ils occupaient à la satisfaction de tous. — 7° On a, depuis 1886, et contrairement aux intentions nettement exprimées du tsar Nicolas, limité le nombre des juifs qui peuvent être admis aux universités, aux écoles supérieures, même aux gymnases, afin de restreindre celui des privilégiés qui, une fois en possession d'un diplôme, peuvent résider librement dans tout l'Empire. — 8"* On a refusé aux juifs le bénéfice d'institutions diverses, notamment d'institutions de bienfaisance et d'hôpitaux qu'ils entretiennent cependant de leur argent ou qu'ils ont même fondés. — g"* Certains obstacles sont apportés à l'exercice du culte des israélites; des impôts excep-