DES ANTISÉMITES EN RUSSIE II
de bons soldats. — 5"* On prétend qu'ils ne remplissent dans la société qu'un rôle d'intermédiaires et de parasites, qu'ils refusent de s'adonner au travail manuel.
— 6** On les déclare inaptes à l'agriculture, alors que la Russie est surtout un pays agricole. — 7° On les accuse de tendances révolutionnaires et subversives; on les taxe de particularisme ; ils ne se fusionnent pas assez avec les autres Russes. — '8*^ Ils manquent d'éducation, sont, paraît-il, ignorants et malpropres. En même temps, et par une contradiction singulière, on leur en veut de leur intelligence. — 9** Quand nous aurons examiné ce que valent les reproches, que nous croyons avoir énumérés sans omission ni atténuation, il conviendra également de rappeler les services rendus à la Russie par les juifs.
— Enfin, 10** nous aurons à mettre en regard des griefs, les déclarations favorables d'une foule d'écrivains et d'autorités russes.
En bonne équité, il devrait suQire d'opposer la question préalable à ces griefs contre «les juifs», car les accusations en masse sont nécessairement injustes et les condamnations en masse, plus odieuses encore.
Mais nous ne nous contenterons point d'une procédure si expéditive et, pièces officielles en mains, nous pèserons les griefs. Plusieurs d'entre eux ont été reproduits avec tant d'insistance et telle est a la puissance de la chose répétée », qu'il peut sembler téméraire de les combattre. On verra cependant de quel côté est la vérité.
Il6 PRÊTEURS JUIFS