‹ Les Juifs russes: Extermination or émancipation?Chapitre 81 sur 125 · UN PARALLELE 12Q · texte numérisé non relu

UN PARALLELE 12Q

tîons indirectes sur les pauvres. Malgré cela, dans le chaos des accusations contradictoires, ce n'est pas le reproche de vendre trop cher qui revient le plus souvent, mais au contraire celui de vendre à meilleur compte ou de travailler à plus bas prix que le concurrent chrétien : inévitable résultat des conditions d'infériorité où le juif se trouve placé, n'étant libre ni de choisir son métier, ni de choisir son marché.

Quand ils accusent les juifs russes de n'être pas assez scrupuleux dans leurs procédés commerciaux, les antisémites s'en tiennent toujours aux déclamations vagues, qui échappent à tout contrôle. D'ailleurs, comment les fraudes de quelques marchands justifieraient-elles la persécution contre toute une race? La seule chose que l'on puisse faire pour s'éclairer sérieusement au sujet de ce grief, c'est de comparer les procédés commerciaux des juifs russes à ceux de leurs compatriotes chrétiens : ce parallèle a été fait à maintes reprises par des juges indépendants, et il faut dire qu'il ne tourne pas au désavantage des juifs. La brochure Aktenmàssige Darstellung (') nous fournit sur cette matière une série de témoignages d'écrivains russes, dont aucun n'est juif. En voici deux ou trois : Les négociants de la Russie orientale (où il n'y a pas de juifs) exploitent et trompent le paysan et l'accablent encore d'injures par dessus le marché : le juif peut aller à l'école chez eux (^)! De l'avis du prince DeniidolT, le commerçant russe n'est pas plus

S Hanovre 1883, p. 9-14.

Rousski Slava, 1K60.

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