Les: variétés de par la technique de la greffe
a) Les kératoplasties perforantes :
—— kératoplastie perforante partielle, c’est-à-dire qui résèque une partie de la surface cornéenne mais dans toute son épaisseur ; ce
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sont de telles kératoplasties perforantes partielles que REISINGER (95) réalisa de 1818 à 1824 sur le lapin. Chez l’homme, la première transplantation de ce type fut entreprise par SezLerBecK en 1878 (106-107) qui <greffa», sans succès d’ailleurs, une cornée de fœtus sur celle d’un de ses malades. C’est en 1887 que Von HrPreL (50), alors défenseur de la technique perforante, mettait au point son trépan circulaire qui fut le point de départ d’une ère de progrès considérable dans le domaine de la kératoplastie.
— kératoplastie perforante totale, qui substitue toute la surface cornéenne dans toute son épaisseur. C’est DIEFFENBACH en 1831 (15) qui en fit le premier essai sur l’animal. Cette variété de greffe fut bien vite totalement abandonnée, discréditée par les échecs constants. D’aucuns (parmi eux SCHIMANOWSKY, 1913 (105) ambitionnaient de transplanter tout le segment antérieur de l'œil : cornée, corps ciliaire et iris ; l’atrophie du globe était constante. De rares nouvelles tentatives plus récentes parmi lesquelles celles de LÔHLEIN, 1938 (63), ARRUGA, 1950 (1), conservent à ce procédé des indications désespérées (staphylomes cornéens totaux).
b) Les kératoplasties lamellaires :
— soit kératoplasties lamellaires partielles, dans lesquelles on résèque une portion de tissu cornéen limité en épaisseur et en surface. Les premières furent réalisées chez l’animal par MürLBAUER, 1840 (76), élève de Von WarrHer. Von HrPrer, dès 1888 (50) abandonnaïit la technique perforante et se faisait dès lors le défenseur de la lamellaire ; de même, MaGrror défend en France depuis 1911 (68-69) la technique lamellaire partielle ; l’école lyonnaise est actuellement la plus représentative de cette technique.
— kératoplasties lamellaires totales, dont G. P. SourniLze est le promoteur (116-117).
2. En même temps que les techniques s’individualisent, les idées quant à la nature du greffon à employer évoluaient également :
— les premiers opérateurs utilisaient des greffons prélevés chez l’animal (moutons, chats, chiens, lapins) et qu'ils transplantaient à l’homme ; mais cette hétéroplastie devait bientôt céder le pas à
— lhomoplastie ; c’est Power en 1872 (93) qui le premier estime que pour effectuer une telle transplantation avec succès chez l’homme, l’on devrait se servir d’une cornée de globe humain énucléé. Cette idée trouva Sa réalisation en 1877 avec Von Hiprez (49), ‘bientôt suivi par E. Fucxs en 1894 (39). En France, dès 1911, Maarror (68-69), travaux expérimentaux à l'appui, montre la nécessité de l’homoplastie. A l'heure actuelle, l’homogreffe est la seule pratiquée, elle est la seule possible,