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PRELIMINAIRES

Sons élémentaires.

Les gens du Khasso — tout comme la quasi totalité des Soudanais — n'ont pas d'écriture spéciale et même, à notre connaissance du moins, ne se servent pas des caractères

arabes pour transcrire leur lan^^ue qui demeure ainsi purement orale.

Nous sommes donc obligés de taire usage de l'alphabet conventionnel que voici :

a, b, d, e, è,/, g, gli, h, i, h, kh, L m, ?i, o, p, r, rh, s, i. Il, il, p, u>, y.

En principe, toutes ces lettres se prononcent comme en français, réserve faite pour les suivantes :

e, jamais muet, doit se prononcer comme « e » ouvert

français.

a, comme « u » en français; ce son est d'ailleurs très

rare.

g, toujours dur, même devant e, è, i. Quand il termine un mot nous le faisons suivre d'une apostrophe pour marquer qu'il doit se prononcer comme si la partie élidée, que l'apostrophe représente, existait. h, jamais muet, marque une aspiration douce. kh, est l'analogue de la jota espagnole et du « ch » allemand.

/, n'est jamais mouillé, n*, se prononce comme en français. Quand il termine un mot nous le faisons suivre d'une apostrophe pour marquer qu'il doit se prononcer comme si la partie élidée, que l'apostrophe représente, existait et commençait par une consonne, dans ces conditions la voxelle qui précède cet n se trouve nasalisée, r. n'est jamais grasseyé.

rh, équivaut à « r » fortement grasse\'é.

(1) Quand n sert de liaison entre deu.x mois :

I" ou bien il se prononce comme s'il se trouvait dans le corps du mot formé par la réunion des deux mots qu'il unit; nous fif^urons celte liaison par deu.x traits d'union: sa-n-lo (prononcer santo)\

2"ou bien il se prononce comme faisant partie du second mot auquel nous le représentons joint par un trait d'union,a/oa n-ve.

408 MONOGRAPHIE DES KIIASSONkÉ

S, toujours dur, jamais le son du « z ».

f, se prononce toujours comme dans « tien », et pas

comme dans « position ».

u, équivaut au français « ou ». r. se prononce comme dans « Ba\ard ». gh, son intermédiaire entre <^ ^' » dur et « r » gras. u>, se prononce comme « ou » dans « ouate ».

Il est entendu que :

1" toutes les lettres qui viennent d'être indiquées doivent être prononcées;

2° chaque lettre conserve toujours sa prononciation alphabétique.

Il n'y a pas à proprement parler d'accent tonique, il existe seulement une manière d'intonation que seul l'usage permet d'acquérir.

Voyelles.

11 V a sept voNcUes en khassonké, ce sont: a, e, è, /, o, w, il.

La voyelle couramment employée comme longue sera marquée, comme en français, d'un accent circonflexe : bô — bambou.

Consonnes.

Il y a dix-sept consonnes :

b, d, /, g, gh, lu h, hlh l-, "î, "< P^ '% yfus, l, v, auxquelles il faut ajouter les consonnes voyelles w, y, ainsi qu'une articulation glottale qui précède parfois la voyelle et que nous appelons l'attaque forte ; nous représentons cette dernière articulation par le signe ' placé ainsi : 'a.

Tableau de classijicaiion des consonnes ',

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