ORK.INE ICT HISTOIRE
Kniro temps, El Hadj Omar mourait, en iHt)^, et son (ils Ahmadou lui succédait avec résidence à Ségou. Le pays de la rive droite du Sénégal — en particulier le Khasso — furent, sous la domination toucouleure, administrés d'abord par les fidèles esclaves qu'El Hadj Omar avait préposés à cet office; puis, des fils d'El Hadj Omar tentèrent de s'y rendre indépendants et Ahmadou, venu à Nioro pour régler cette aifaire, en repartit, vers 1H74, en laissant des commandements à ses frères : Mountaga à Nioro, Nourou dans le Dyafounou, Bassirou dans le Dyombokho. Mori-ba, non moins intrigant que son père Saféré, lit tout ce qu'il put pour susciter des incidents à la faveur desquels il espérait soit se libérer du joug toucouleur, soit tout au moins être reconnu chef du Dyombok.ho. C'est à peu près ce dernier rôle qu'il joua jusqu'à la lîn de sa vie avec des alternatives diverses.
Quant à nous, Français, lorsque Faidherbe dut quitter le Sénégal, nos vues se portèrent vers les Rivières du Sud, si bien que, jusqu'en 1877 environ, nous nous désintéressâmes du Haut-Fleuve, de sorte qu'en 1878 seule Médine nous demeurait fidèle (1).
A cette époque, l'on crut devoir reprendre le plan d'expansion préconisé par Faidherbe et l'autorité administrative reçut l'ordre de rappeler aux chefs les engagements qu'ils avaient pris le 3o septembre i855. Les chefs Malinké déclarèrent ne relever que d'Ahmadou, chef de Ségou. Nya Modi, qui s'était fortifié à Sabou-Siré, était en guerre ouverte avec
(1) « Actueliement (juin 1878,1, les armées de Logo cl du Rhasso cscarmouchent aux portes mêmes de Médine. L'avantage est généralement du côté de Nya Modi. Le gouverneur du Sénégal a décidé que nous observerions la plus stricte neutralité : M. Wirtli, lieutenant de marine, commandant de Médine, a été relevé de ses fonctions et envoyé à Bakel avec un mois d'arrêts de rigueur pour n'avoir pas observé complètement celte neutralité. Les événements lui ont cependant donné raison, car plus tard nous sommes intervenus, nous avons détruit Sabou-siré, pris Nya Modi et nous avons laissé Sambala réduire en captivité tous les habitants du Logo qui n'ont pu prendre la fuite. » (Soleillct.)
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Sambala de Médine. Il fallut intervenir par la force pour rétablir notre crédit. Ce fut le but de la colonne Raibaud qui prit comme objectif Sabou-Siré. Cette place fut enlevée et rasée le 22 septembre 1878, malgré les secours envoyés de Nioro et de Kounyakari pour aider à sa défense (i). Dvouka Sambala mourut en 1880.
Makhassé Sambala.
Frère de Dvouka Sambala, lui succéda à Médine, mais son rôle y fut des plus efTacés, car c'était un incapable ; aussi, les gouverneurs du Sénégal, ne lui reconnaissant pas d'aptitude pour le haut commandement, préférèrent laisser aux divers cantons leur indépendance en les assujettissant seulement à obéir aux instructions du commandant supérieur résidant à Kayes.
En 1882, à la suite de dissensions survenues entre le chef de Médine et les Guimbaya, ceux-ci qui, depuis 1877, habitaient le territoire de Médine (villages de Bougourou, Dyatakolé, Kolodina, Kayes, Allahima et Kersignané) furent autorisés à venir s'établir dans les environs du poste de Bafoulabé, où ils ne relevèrent que du commandant du cercle de Bafoulabé, à qui ils payèrent l'impôt; toutefois, leurs chefs conservèrent les droits que leur conféraient les coutumes.
En 1876, un marabout de Médine, Ahmadou Fal, obtint de Dvouka Sambala une concession àSaméety fonda un village de Wolofs, payant l'impôt au commandant de Médine. Sur ce môme territoire, Dyouka Sambala avait également
( i ) i.es K-hassonké qui s'étaient emparé des biens des gens du Logo négligèrent complètement les champs qui produisaient l'arachide dont les Logonke tiraient leur aisance. En 1880, toute trace de culture avait disparu, aussi le gouverneur sollicité par Badou, fils de Nya Modi, autorisa les Malinké à revenir dans leur pays : leur premier soin fut de relever les fortifications de Sabou-Siré.
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ClicliL- C. Monteil.
FiG. 2. — Sadyo Sambala I)y;i cl)et" du Kliasso.
OHIGINE ET msrOIHE 4?
autorisé réiablissemeni de trois villages maures commandés par Ahmet Fal. La discorde s'étant mise parmi les Maures, un grand nombre d'entre eux demandèrent à être placés sous les ordres d'Amar Diko. Kn 1888, pour faciliter les travaux de Kayes, le colonel Borgnis-Desbordes réunit les quatre villages, maures et wolof, en une seule agglomération sous le commandement du traitant Ousman Fal. Ahmet I"'al quitta alors ce territoire et obtint de remplacer les Guimba\a sur celui qu'ils abandonnaient. Makhassé Sambala mourut vers i8yo.
Demba YaDuidoii.
Frère du précédent, fut nommé chef. Par suite du nMe actif qu'il joua dans la guerre que nous fîmes pour nous débarrasser d'Ahmadou, fils d'El Hadj Omar, il fut, après la prise de Nioro, installé à Kounyakari et l'autorité supérieure sur les anciens cantons du Khasso fut établie à son profit.
Giiissé Sidi.
Fils de Dyouka Sambala et longtemps chef de la ville de Kayes, fut, à la mort de Demba Yamadou, en 1902, appelé au commandement.
Sadyo Sambala.
A la mort de Guissé Sidi en 1905, le Khasso fut divisé en deux provinces: celle de Kounvakari avec pour chef Sadyo Sambala, ancien chef de Médine, et celle du Khasso propre (c'est-à-dire Médine et Kayesj, le Logo, le Xatiaga, placée sous le commandement de Kita Demba, frère de Sadvo Sambala.