‹ Les KitharèdesChapitre 46 sur 47 · ONE · texte numérisé non relu

ONE

GHARIXENA

HARIXÉNA est peut-être l’une des plus antiques Poétesses de l'Hellas. Eustathios nous dit en

parlant d'elle : « Charixéna était un auteur de chants pour instruments à cordes. C’est à elle que se rapporte le proverbe du Comique dans l’Assemblée des Femmes : « Car ces choses ne sont pas du temps de Charixéna. » Hésychius lui décerne l’épithète de très ancienne, aoyuix cou : « Charixéna, très ancienne, était célèbre par sa folie. Quelques-uns disent aussi qu’elle a écrit des vers d'amour. Il y a sur elle un proverbe : « Comme au temps de Charixéna. » Et voici le témoignage de l’Etymologicum magnum : « Charixéna, la joueuse de flûte, est fort

ancienne : elle avait écrit des chants pour instruments à cordes; d’autres en font une poétesse lyrique. Théopompe dans ses Cordes dit : « Cur elle tire des sons d'instruments à cordes usés, comme du temps de Charixéna. »

La Poétesse est mystérieuse et lointaine, — si lointaine que l’Imagination elle-même recule devant ce visage, voilé comme le visage d’Isis. Et, pourtant, un vague parfum de fenouil, un vague murmure de pipeaux, s’attardent autour de l’Image indécise.

Le souvenir de Charixéna est pareil à un fragment d'idylle... La Kitharède très ancienne fut une joueuse de flûte. Le paktis de Psappha et d'Éranna et la lyre de Korinna la Tanagréenne furent trop lourds pour ses mains lasses d’amoureuse... Mais son haleine brülante enfiévra les roseaux creux, et, parfois, vers le soir, elle chanta l’ardente mélancolie des ferveurs déçues. Elle fut la servante harmonieuse de l’Aphrodita et de l’Erôs.

Pas plus que Psappha, elle n’échappa aux basses railleries des auteurs comiques, éternellement déshonorés par leur stupide incompréhension du Génie féminin. Elle eut, elle aussi, l'honneur d’être lapidée. Le blàme des sots n'est-il point le plus précieux hommage aux êtres supérieurs? Aristophane l’accuse d’être simple et sotte. Mais le ridicule est une arme souvent dangereuse à manier, et cette injure n’est point à l'honneur d’Aristophane.

Charixéna paraît avoir chanté à la façon de nos vieux

CHARIXENA 169 .

poètes, Marie de France, Charles d'Orléans, Villon. Elle chanta librement, comme les merles et les cigales. Les lois formelles de l’harmonie classique n’entravaient point encore sa neuve inspiration. Ses vers exhalaient une fraicheur sauvage qui ne fut point sans charme. Ils se rapprochaient plus du dithyrambe que de l’ode sévère et solennelle. Les commentateurs la bläment de cette jeunesse de rythme et de pensée, qui garde toutes les gaucheries charmantes de l’adolescence. Ainsi, Boileau dédaigne d’un silence les Précurseurs si naivement gracieux

et s’écrie, avec un soupir de soulagement :

« Enfin Malherbe vint... »

L’Antique Musicienne appartient à l’école lyrique d'Éolie. Elle est l’'éphémère Poëtesse des baisers éphémères. Elle est périssable à l’égal de la Beauté vivante. Il faut aimer cette mémoire légère, qui semble un frêle écho de

flûte perdu dans le couchant.

Tu goûtas l’amour sous l’érable Qu’un soir fana,

O très antique, à vénérable Charixéna.

Ta flûte murmura ses peines, Et résonna

Comme la brise dans les chênes, Charixéna.

L'ombre, sur ton épaule nue Qui frissonna, Apportait la fièvre inconnue,

Charixéna.

Ta bouche de Musicienne S’abandonna

Dans l’ardeur d’une nuit ancienne, Charixéna.

KLÉOBULINA

LÉOBULINA était la fille lumineuse de Kléobulos, un des Sept Sages. Citoyen de Lindos g dans l’ile de Rhodes, il était contemporain de Solon. Poète lyrique, il composa, comme devait le faire sa fille, des énigmes en vers. Un des premiers, il témoigna d’une conception plus noble de l'éducation des vierges. Il n’approuva point la stupide et brutale répression de l’indépendante Intelligence féminine.

La renommée de sa fille prouve triomphalement qu’il mit en œuvre ses théories : rare et belle fortune.

Kléobulina, née à Corinthe, fut nommée Eumétis par son père. Elle fut aussi chaste que belle. Elle est l’auteur d’énigmes en vers, dont les plus célèbres sont celle sur

l’Année et celle sur la Ventouse louée par Aristote. Kratinos composa une pièce dont elle fut l'héroïne.

Sphinx gracieux, Kléobulina propose des énigmes, et son regard est plus indéchiffrable que ses paroles mêmes. Elie possède le don du Mystère. Son esprit est à la fois radieux et profond comme le soleil sur l'eau. Elle sait le charme du sourire à travers un voile.

Ceux qui cherchent l’Insaisissable la chérissent de se dérober éternellement, ainsi que les Nymphes fuyantes et les Naïades lointaines. Selon une théorie antique et vénérable, l’homme n’aime jamais ce qu’il possède. Kléobulina l’a compris. C’est pourquoi, sans révéler le mot de ses harmonieuses énigmes, elle s'éloigne, les yeux

détournés.

FRE

KLÉOBULINA

"AND side 2ertovr at éfamarovre fixios *

ee

4 \ , La La nat vd Pix béfor redro dimars rare.

DA

Je vis un homme qui voluit et ils étaient trompés violemment ; et agir par force c'est le plus juste.

"AVdD eidev rupt paudy nr” dvést XCAMGANTE * TO oUYLINES DATE GUVAULX TCLEL.

À DS Te vis un homme ayant uni fortement de l'airain à du feu

sur un homme, si étroitement qu'il les faisait du même sang.

LD

Pr

AVAUN YELD0S OVCS pe 2E09.6%200 CUXS ÉLICUGEY. LD

Un äne mort me frappa l'oreille de son sabot.

FRE

Et; 6 marrp, raides de duoezs : rov de Exiorw CAN 4 ’ 5 12 raides dis rouirevra diivdiyz eldcs Éyouoon * di WEv DEUX ÉLGLV ideiv, di À adre WékauVat *

dbavare Je +’ écooar arcwbivblcuoty éracat.

Page 1