BLANC
Eau acidulée et chloroforme . .
Total
Il résulte de là, les opérations étant faites pendant le même laps de temps, que le Kola rose est plus riche en caféine libre que les deux autres ; qu'il renferme, il est vrai, plus de caféine libre que ses congénères mais deux fois moins de caféine sous forme de Kolanine. Voilà bien la preuve que toute la valeur du Kola repose, même pour les nègres, sur la Kolanine ou rouge de Kola.
ÉDOUARD HECKEL
sentiments.sur la parole autorisée de M.. Jamais, ancien S. -Secrétaire d'Etat aux Colonies, qui disait le 9 juin 1892 au i^auquet annuel de V Alliance pour la propagalion de la langue française : a Les véritables » peuples colonisateurs ne sont pas ceux qui se font redouter par » la force de leurs armes, ce sont ceux qui savent se faire aimer par » leurs bienfaits ». Or, la science est éminemment bienfaitrice pour tous : llacrt yàp £Û[ji,£vr|; -q £7ri(7TT|jx-ri. Il serait temps que ces vérités encore méconnues, vinssent enfin au plein jour du siècle qui va s'éteindre, et puissent se propager rapidement dans certains milieux où le culte de Mars semble vouloir aujourd'hui renverser celui de Minerve. Je serais heureux d'y avoir aidé pour ma faible part.
En terminant ce livre, je dois exprimer tous mes remerciements à mes divers correspondants qui m'ont adressé de différents points du Continent africain, soit des renseignements spéciaux sur le Kola, soit des matériaux précieux d'étude. Je les nomme dans le cours de cet ouvrage. Sans leur active coopération, ce travail n'aurait pu voir le jour. Je dois toutefois une mention spéciale au regretté M. Pierre, mort récemment directeur du jardin d'essai à Libreville (Gabon-Congo), et à M. Autran, commis de la direction de l'Intérieur dans la même colonie ; grâce à ces deux ardents chercheurs, j'ai eu en ma possession des matériaux d'étude complètement nouveaux, qui m'ont servi à décrire, un peu mieux peut-être qu'on ne l'avait pu faire jusqu'ici, quelques espèces du genre Cola propres à l'hémisphère sud de l'Afrique, et c'est certainement au point de vue botanique, un des côtés les plus originaux de mon travail. Je ne saurais oublier aussi le regretté R. P. Raimbault et le R. P. Sutter, missionnaires apostoliques de l'Afrique tropicale, à qui je dois des renseignements utiles sur le Kola, soit au Rio-Pungo, soit à Conakry. Enfin, je me plais à reconnaître ici publiquement le bienveillant concours que j'ai reçu de mon ami M. Bohn, directeur de la Compagnie française du Sénégal et de la côte occidentale d'Alrique,qui, soit par ses propres renseignements, soit par ceux qu'il a demandés à ses nombreux agents disséminés sur un grand parcours de la côte occidentale d'Afrique, m'a été d'une grande utilité. En ce qui concerne le Kola du Dahomey (Widah, Grand et Petit-Popo), j'ai obtenu de précieux renseignements et des spécimens de graines de M. Cyprien Fabre : que l'éminent président honoraire de la Chambre de Commerce de Marseille veuille bien recevoir ici tous les témoignages de ma respectueuse gratitude.