‹ Les Kuku (possessions anglo-égyptiennes)Chapitre 127 sur 152 · Origines de la propriété · texte numérisé non relu

Origines de la propriété

Sur la forme actuelle de la propriété et de la jouissance du sol, j'ai recueilli de nombreux renseignements, dont voici une synthèse fournie par les indigènes les plus au courant de la situation :

« Autrefois, il y a longtemps, le père de nos pères distribua à chacun de ses fils un lot suffisant pour que chacun d'eux pût y établir ses maisons, ses greniers, ses cultures et développer celles-ci. Quand il mourut, son fils aîné, qui héritait de la terre, se trouva en présence de familles plus nombreuses et il dut agrandir les lots particuliers de chacune d'elles, ou en accorder de nouveaux. Il arriva un moment où les degrés de proche parenté s'effacèrent devant l'avènement d'une parenté plus éloignée. Alors le propriétaire du fonds réclama des occupants la remise de céréales et de bétail.

» La première remise fut demandée à un premier chef de famille; l'héritier du propriétaire fit de même à l'égard du fils du premier chef de famille, et cela continua ainsi, »

Pour illustrer cette théorie d'un exemple concret, je noterai que les gens établis sur la terre de Nio-wotkadjo et lui payant la redevance annuelle ont parfaitement la notion de descendre d'un auteur commun, qui fut le premier propriétaire du sol. Quant à l'origine

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. F, a, i55.

même de la propriété et du droit de propriété, personne n'a pu me fournir des données.

Je signalerai en passant que Kadjo-Kadji, qui est le chef de l'Eau le plus important du pays, n'a qu'un droit de jouissance sur la terre où il est établi et que, comme le plus simple des particuliers, il paye au propriétaire du fonds la redevance fixée par la coutume.

Si des occupants obtiennent que leur parcelle de terre soit agrandie, ils remettent une tête de bétail au propriétaire foncier et ils l'invitent à un repas.

Vanden Plas.

KUKU

iPoss. : Anglo-Egyptiennes),

F. — Vie sociale

a) Propriété.

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