Habitations transportables
Les huttes sont transportables; mais, lorsqu'on les déplace, on n'emporte généralement que le toit, le reste est abandonné et renouvelé à l'endroit choisi comme nouvel emplacement, à moins toutefois que la construction n'ait été édifiée récemment ou ne soit dans des conditions qui la fassent tenir pour neuve.
La règle veut que les villages ne se déplacent pas. Il leur serait, du reste, difficile de le faire, étant donné que presque toutes les terres cultivables sont occupées, et que, pour pouvoir transporter ses pénates ailleurs dans de bonnes conditions, une collectivité devrait donc se rendre sur le sol habité par un autre clan ou s'expatrier chez une peuplade voisine. J'ai indiqué, au surplus, les cas où un village pouvait se déplacer. Nous avons vu aussi qu'un villageois avait la faculté de choisir un nouvel emplacement pour son habitation. Mais il ne peut user de cette faculté que si l'endroit choisi se trouve dans le rayon qui lui a été réservé. S'il veut faire une emprise sur la terre occupée par un de ses voisins, il faut un accord préalable, à la conclusion duquel présidera le plus souvent le chef du village (chef des groupes formant un village). S'il s'agit de s'établir sur une partie du sol que le propriétaire du fonds n'a pas encore loti, la permission de ce dernier est indispensable.
Les indigènes m'ont dit « que leurs habitations
Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. B, d, 4<>.
étaient transportables, parce qu'ils ne savaient pas les construire autrement, et que cela s'était toujours fait ainsi » .
Vanden Plas.
KUKU
(Poss. : Anglo-Egyptiennes).
B. — Vie matérielle.
d) Habitation.