‹ Les Kuku (possessions anglo-égyptiennes)Chapitre 88 sur 152 · Derniers moments d'un moribond · texte numérisé non relu

Derniers moments d'un moribond

Des indigènes m'ont dit que les gens pouvaient mourir naturellement et ils m'ont cité la mort des vieillards comme exemple. Par contre, le chef de l'Eau Kadjumba m'a dit que toute personne qui n'était pas tuée mourait victime d'un sortilège,

Quoi qu'il en soit, lorsqu'un homme tombe gravement malade, ses parents vont consulter un sorcier (kutjur). Celui-ci leur demandera invariablement s'ils ont rêvé d'un de leurs parents morts. Si la réponse est affirmative, le devin leur dira que c'est le mort qui joue un tour de sa façon aux vivants, parce que ceux-ci négligent de lui porter à boire et à manger. Aussitôt on apporte de la bière et on tue un ou deux moutons appartenant au moribond; les parents rassemblés boivent et mangent, puis vont déposer les reliefs du repas sur la tombe de celui dont ils ont rêvé. Le père du malade prend la parole et, s'adressant à uletet (l'ombre du mort), il lui dit : « Uletet, nous avons tué un mouton pour toi, épargne notre parent, ne le fais pas mourir. » Le grandpère paternel parle à son tour et tient le même discours que le précédent orateur. Si le père est mort, ce sera l'oncle paternel qui prendra la parole, et, si le grandpère, de son côté, n'est plus de ce monde, ce sera le frère qui parlera. Durant ce temps, les femmes assistent le moribond.

L'usage est le même si la personne qui va trépasser

Kuku. Poss.. : Anglo-Egypt. C, e, 96.

est une femme. Dans ce cas, ce sera une bête du mari que l'on tuera ou une du père, si la moribonde n'est pas mariée.

Certains, je dois le noter, ne mangent du produit du sacrifice qu'après avoir donné à boire et à manger au défunt qui a troublé le sommeil.

Le sorcier, pour prix de sa consultation, reçoit un cadeau consistant en tabac, céréales, flèches, etc., etc.

Vandex Plas.

KUKU

(Poss. : Anglo-Egyptiennes),

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