‹ Les Kuku (possessions anglo-égyptiennes)Chapitre 90 sur 152 · Les funérailles · texte numérisé non relu

Les funérailles

L'heure de l'enterrement ayant sonné, on dépose le défunt dans la tombe sans autre formalité qu'une recrudescence de danses et de chants. La fosse est creusée à un mètre ou deux de distance de la hutte où le décès est survenu. Les fossoyeurs improvisés commencent par faire un trou, de forme arrondie et de 90 centimètres de long- sur 60 centimètres de large; puis ils le complètent en créant une place pour la tête et une autre pour les pieds. La fosse terminée atteint environ im5o de profondeur. Le mort est déposé sur le côté droit, les deux mains ramenées sous la joue droite et les genoux fortement plies à hauteur du bas-ventre ; la tête est placée du côté de la case dans laquelle la mort a accompli son œuvre.

En somme, la position du défunt est celle d'un homme dans le sommeil.

Le corps n'est pas vêtu.

Si le défunt est un chef de l'Eau, il est enterré à la place où se trouve sa pierre, c'est-à-dire qu'il est déposé dans la tombe même de son père ou dans une fosse touchant cette dernière. Le lieu affecté à cet usage est situé hors du village, dans un endroit retiré et discret. Lorsque ce personnage est définitivement inhumé, on pose à la tête de la tombe la pierre que l'on avait dû momentanément retirer.

Aucun objet n'accompagne le mort dans sa tombe.

Kuku. Poss. : Anglo-Egvpt. C, e, 98.

Quant aux sacrifices humains, les indigènes m'ont dit que cette pratique n'avait jamais existé.

« Nous ne faisons pas de sacrifices humains », me dirent-ils, mais ce qui semble prouver le contraire, c'est la réclamation du frère de l'assassiné dont l'anecdote est racontée au n° 97.

Vanden Plas.

KUKU

(Poss. : Anglo-Egyptiennes).

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