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que assez souvent la fistule-dure très longtemps et a tendance à ne pas se fermer spontanément.
Sauerbruck et les chirurgiens américains he veulent connaître qu’un seul traitement chirurgical : la lobectomie et même la pneumectomie. Sans insister à nouveau sür de danger de ces graves interventions,
précisons qu’elles ne sont pas possibles dans tous les cas et ne peuvent être tentées que si elles sont exécutées avec toutes les garanties d’anesthésie et de perfection technique exigées par la chirurgie pulmonaire actuelle. Il est également indispensable de connaître exactement les rapports que peut avoir le kyste avec le médiastin, la plèvre et même l’œsophage.
L’extirpation du kyste sans lobectomie totale est encore plus dangereuse et doit être abandonnée. A côté de la dégénérescence kystique il existe toujours des malformations tissulaires ou artérielles rendant l'intervention des plus risquées. On ne sait pas exactement ce que l’on trouvera et souvent l’opérateur déclanche une hémorragie qu’il lui est impossible d'arrêter.
D’aucuns se refusent à toute intervention, prétextant que le kyste suppuré a une certaine tendance à se résorber spontanément. Ils instituent uniquement
un traitement médical.
En conclusion, dans un cas de kyste suppuré ou abcédé nous prétendons à la nécessité d’intervenir
chirurgicalement par drainage en déclivité stricte et
| —G— do, CE ‘en deux temps. Les risques opératoires de la lobec- | Le 4 : : . hu ! Lys à tomie et de la pneumectomie sont grands. Il faudrait L HA es 4 x . . ; Là re L Ps: cependant recourir à ces interventions si c'était la seule chance de guérison ou de survie appréciable. | En aucun cas il ne faut tenter l’exérèse en cherchant Rat. un plan de clivage qui n’existera jamais. È qe a re | ” M | 4 | à 1, | | # se d |
IR SNS
Conclusions.
Nous avons voulu, en faisant ce travail, attirer l’at-
tention sur les points suivants :
1° Le kyste aérien pulmonaire considéré autrefois comme une monstruosité n’est pas à l’heure actuelle une rareté et le médecin doit penser à la possibilité
de ce diagnostic.
2° Le kyste aérien pulmonaire a ses symptômes bien à lui que l’on ne rencontre pas dans d’autres affections. Ces symptômes sont surtout nets chez l’enfant ; beaucoup moins chez l'adulte. La radiographie sous tous les angles est très utile. Le cliché pris en transverse est indispensable pour mettre en évidence
la lésion kystique.
3° Le diagnostic est certainement très difficile à établir mais dans la majorité des cas il est possible de le faire si on fait des examens suffisamment répétés et nombreux. Le diagnostic après un seul exa-
men est souvent impossible.
4 Le pronostic du kyste latent est bon. Celui du
kyste suppuré ou abcédé mauvais, car il faut craindre