‹ Les Kystes hématiques pleuro-pulmonairesChapitre 15 sur 25 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

D... fit, à la suite d’un enfouissement par éclat d’obus pendant la guerre de 1914-1918 une hémoptysie attribuée à la forte contusion thoracique subie.

A la suite de cet accident initial, il accuse une longue phase de latence sans aucun trouble de l’appareil respiratoire. À

Cependant, une quinzaine d'années après son accident, il souffre de palpitations, de vertiges, de gêne thoracique, et ces troubles l’amènent à consulter en cardiologie. On pratique alors un examen radioscopique qui révèle dans la région parabhilaire droite une opacité circulaire très dense et homogène; cette ombre semblait battante à la radioscopie.

À la suite de cet examen on hésite entre deux diagnostics:

Adénopathie volumineuse mobilisée par l'impulsion cardiaque systolique, d’une part; anévrysme de l’artère pulmonaire d’autre part.

Ce n'est qu'en 1931 que let Fe PRUVOST rattachait l'ombre pathologique à sa véritable cause en posant te diagnostic de kyste hématique pulmonaire. Les radioni graphies pratiquées alors (face et profil) sont particulièrement caractéristiques, et nous les avons prises Comes me type de description au chapitre . « Symptomatologie p.20 7:

Etant donné : bonne tolérance du kyste et les gros ee d’une intervention sur une zone située en plein parenchyme pulmonaire ‘aucune (DÉopEMRe Lu cale ne fut envisagée. z .

ee £ : cr

ÉTIOLOGIE.

La notion étiologique fondamentale est celle d’un

épanchement sanguin dans le parenchyme pulmonaire ou dans la plèvre.

Dans la majorité des cas il est la conséquence d’un violent traumatisme thoracique :

enfou'ssement par éclat d’obus (observations I et VIT),

accident sur une machine agricole (observation IV), accident de motocyclette (observation V).

Signalons en outre deux cas d’hématome pleural interlobaire du Docteur p’HouRr, de Lille, non encore publiés, qui sont consécutifs, l’un à une fracture de côte, l’aütre à un coup de couteau.

Dans le cas n° I où il n’est pas signalé de traumatisme, l’épanchement hématique semble s’être constitué à la faveur d’un effort violent : course rapide et prolongé par un froid sec.

Ici le processus de rupture vasculaire ne doit pas être très éloigné de celui du raptus hémorragique post-trau-

matique.

Toutes autres sont les conditions d’apparition des cas Itet VI: F, s

Pour le premier il s’agit d’une pleurésie hémorragique récidivante, tout à fait indépendante d’un traumatisme quelconque; les auteurs attribuent son enkystement ultérieur à la formation d’adhérences pleurales réalisant un processus anatomique analogue à celui de certaines pachyvaginalites hémorragiques.

Dans le cas n° VI il s’agit d’un Kyste constitué en plein parenchyme, sans antécédents de contusion thoracique. Il est alors difficile, sinon impossible, d’expliquer la présence de la collection sanguine.

Quoi qu’il en soit, le traumatisme constitue le facteur étiologique principal de l'affection. Lès cas ne sont pas assez nombreux pour mettre en évidence des causes favorisantes à l’enkystement de l’hématome primitif.

Toutefois, quelques remarques s'imposent : dans les six Cas publiés, ainsi que chez l’ancien malade du Docteur PRUVOST, dont nous avons pu retrouver les radiographies, il s’agit de kystes hématiques de l’hémithorax droit. En outre, l'affection s’avère jusqu'ici électivement masculine.

Il serait hâtif de conclure devant le petit nombre de cas connus. Il est malgré tout permis de souligner le rôle fondamental du traumatisme dans l’étiologie des kystes hématiques pleuro-pulmonaires.

SYMPTOMATOLOGIE

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