CONCLUSIONS
ee
I. — Consécutifs à un épanchement sanguin dans la cavité pleurale ou dans lé parenchyme pulmonaire, les kystes hématiques pleuro-pulmonaires reconnaissent un facteur étiologique essentiel : le traumatisme. Les sept cas publiés siègent dans l’hémithorax droit et frappent électivement le genre masculin.
IL. — a) Si l’épisode initial consécutif à l’hémorragie s’accompagne de quelques symptômes au premier rang desquels il faut placer l’hémoptysie, l’évolution ultérieure particulièrement silencieuse ne se traduit cliniquement que par une symptomatologie fruste et trompeuse, voire même nulle. |
b) Le kyste constitué semble souvent compatible avec un excellent état général. Les signes fonctionnels, s’ils existent, n’attirent pas l'attention vers l’appareil respiratoire; les signes physiques simulent des affections banales et plus particulièrement la pleurésie ou la pachypleurite; l'examen radiologique permet de découvrir une image d’allure kystique mais il est impuissant à en indiquer la nature; cette image nullement pathognomonique peut simuler nombre d’autres affections, mais toutefois sa valeur d'orientation est loin d’être négligeable,
Enfin la ponction quand elle est possible apporte la
signature de l’origine ou de la nature hématique de la
collection.
c) Les modalités évolutives sont variables :
Tantôt l’évacuation par plusieurs ponctions successives permet d’obtenir, dans les hématomes enkystés relativement récents, une guérison complète;
Tantôt sans aucune évacuation une tolérance parfaite est possible;
Dans certains cas où le kyste évolue depuis longtemps la paroi kystique dure, de consistance cartilagineuse, constitue un véritable corps étranger intra-pulmonaire, gênant dans une certaine mesure la fonction respiratoire. Mais surtout tout hématome enkysté comporte le ris-
. que toujours possible d’une infection secondaire qui réalise alors un tableau banal de suppuration pulmonaire. C’est la possibilité de cette complication qui assombrit
le pronostic, par ailleurs favorable, des kystes hématiques
vie
pleuro-pulmonaires.
à III. — a) Le diagnostic positif est fondé sur la notion | de traumatisme, d’hémoptysie initiale, d’image kystique à à la radiographie et surtout sur le résultat de la ponction.
b) Le diagnostic différentiel est extrêmement com-
plexe et nombre d’affections peuvent être envisagées. Par-
mi les multiples éventualités cliniques que nous avons
passées en revue, il semble que les problèmes diagnos-
M. tiques majeurs soient apportés par deux ordres d’affections : |
d’une part les épanchements enkystés interlobaires;
d'autre part les productions kystiques eu pseudo-kystiques de nature variée. x
> ; —— 59 en # à j Dans tous les cas le diagnostic est extrêmement difficile du fait de la rareté de l’affection et de l’absence de
signe pathognomonique.
C) Quant au diagnostic des formes compliquées nous ne l'avons cité qu’à titre de curiosité : de telles formes sont heureusement exceptionnelles, et les problèmes
ç . . CA qu’elles pourraient soulever. sont multiples et quasi-insolubles,
IV. — Au point de vue anatomo-pathologique, le kyste présente à décrire :
— une paroi propre, essentiellement constituée par une triple enveloppe, dont la couche moyenne, fibreuse, tient lieu d’armature et peut donner au kyste une grande rigidité; : :
— un contenu fait d'éléments hématiques plus ou moins modifiés suivant l’âge de la collection et des apports étrangers dus à une association où à une suppu-
ration.
V. — Les indications thérapeutiques: de la ponction ou de l'intervention chirurgicale sont très variables : s’il est des cas où l’abstention semble l’attitude optima du fait de la parfaite tolérance du kyste, on peut discuter parfois :
— l'utilité de la ponction qui peut amener à elle séule une guérison complète,
— l’opportunité d’une intervention malgré les gros risques qu’elle comporte.
La conduite thérapeutique doit être l’aboutissement de l’étude approfondie du cas considéré. Il ne faut pas perdre de vue, l'éventualité toujours possible d’une sup-
De
puration de la collection enkystée, la notion de profon- ! deur du ky:te et de ses rapports avec les gros vaisseaux ‘du hile, enfin la ee dont le kyste est toléré.