HISTORIQUE
Aucune étude d’ensemble. des kystes : hématiques pleuro-pulmonaires n’a encore été faite.
Si d’une part ils constituent une entité ne assez rare, il faut insister d’autre part sur l’extrême difficulté de leur diagnostic.
Pour la première fois en 1919, à la Société Médicale des Hôpitaux de Paris, MM. Emile SERGENT et Pierre PRUVOST en donnent une magistrale description, Fppayée sur 3 observations de La Charité.
Auparavant la documentation en est à peu près nulle et nous nous permettons à ce sujet de citer les paroles de MM. Emile SERGENT et Pierre PRUVOST :
« Les traités de médécine sont muets : à peine signa- « lent-ils, au chapitre des pleurésies hémorragiques, la « possibilité d'épanchements partiels plus où moins en- « kystés, encore ne parlent-ils pas de reliquats kystiques « plus ou moins anciens. »
Les traités de chirurgie ne sont guère plus précis. Dans le traité de LE DENTU et DELBET, à l’article : « Contusions profondes du thorax », SOULIGOUX, étudiant les contusions du poumon, dit que « les vaisseaux artériels étant rompus, le sang s’accumule en foyer dans le tissu du poumon ». Il cite deux cas de GRISOLLE, qui compare cet épanchement sanguin à des noyaux d’apoplexie pulmonaire; un cas de MOREL-LAVALLÉE, avec vaste foyer sanguin au centre des poumons; un cas analogue de Ro- BERT, de Lamballe, avec intégrité de la plèvre. Il signale