‹ Les kystes hydatiques primitifs de la paroi abdominaleChapitre 10 sur 22 · ETUDE CLINIQUE · texte numérisé non relu

ETUDE CLINIQUE

[ Nous devons étudier séparément les deux variétés cliniques des kystes hydatiques de la paroi abdominale.

1. — Kystes des muscles de la paroi. —: Dans la plupart des cas, le début est lent et insidieux. Dans notre troisième observation, la mère de la petite malade avait constaté que

l'enfant avait déjà, faisant saillie sous la peau de la région ombilicale, une grosseur dont le volume aiteignait à peine celui d’une noix. Comme ces tumeurs ne déterminent pas de douleurs ni de troubles fonctionnels, c’est fortuitement que leur présence est décelée. Dans un cas de Lenormant, la tumeur, déjà d’un certain volume, apparaissait brusquement, parfois avec des douleurs ou une sensation de craquement, à l’occasion d’un mouvement brusque ou d’un effort. Dans notre troisième observation, le malade n’avait constaté la grosseur que trois mois auparavant; à ce morent-là, elle atteignit le volume d’une noix. Ainsi, ces tumeurs ne sont découvertes que quand elles prennent une certaine importance.

L’inspection de ces tumeurs nous montre des grosseurs, régulières, ovoïdes le plus souvent, à surface lisse et à limites aistinctes.

La percussion, dans le cas de Négrié, délimite une zone de matité de la région para-ombilicale gauche, de 12 centi-

mètres de diamètre environ, /

La palpation, toujours dans cette même observation, décèle une grosse masse, du volume d’un œuf d’autruche, plongeant dans l’abdomen, rénitente, de consistance ferme.

Trélat insistait sur leur dureté, comparable à celle d’une tumeur solide, ordinairement surdistendue par le liquide contenu. Lenormant nous rapporte que la consistance de ces kystes de la paroi doit être retenue, 9 fois sur les 16 observations qu’il a pu recueillir. Il semblerait que la fluctuation se retrouve plutôt dans les kystes plus volumineux, par exemple les trois cas observés par Adams, Polaillon et Goutscharov. ;

Les-connexions du kyste se révèlent à la palpation; en général, le kyste est assez superficiel, bien qu’il puisse être inclus dans n’importe quel muscle de la paroi; la peau est mobile sur lui, il fait corps avec la paroi dans laquelle il est enchâssé. |

« En soulevant la tumeur, on attire la paroi; si le sujet n’est pas trop gros, on peut enfoncer les doigts au dessous de la tumeur et constater qu’elle n’a pas de connexions profondes, qu’elle né s'enfonce pas dans la eavité abdominale. Au repos, elle présente une certaine mobilité dans le sens verticale et transversal; elle suit les mouvements de la paroi et se soulève à l’inspiration. » (Goutscharoy).

Le symptôme capital qui permet d’affirmer ces connexions est l’immobilisation de la tumeur à la contraction des muscles de l’abdomen, en particulier lorsqu'on fait asseoir le malade. Ce signe est très bien signalé dans l’observation de Négrié, et a été constaté pareïllement par Lenormant. La consistance de la tumeur n’est pas modifiée par la contraction musculaire.

? Quant au frémissement hydatique, signe prétendu pathognomonique, il est exceptionnel dans les kystes des muscles de la paroi abdominale. Marquet ne l’a jamais observé.

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