‹ Les kystes hydatiques primitifs de la paroi abdominaleChapitre 16 sur 22 · EVOLUTION ET PRONOSTIC · texte numérisé non relu

EVOLUTION ET PRONOSTIC

La lenteur de l’évolution de ces tumeurs est une de leurs principalés caractéristiques; dix-sept ans dans un cas de Moutet, trente-cinq ans pour Courty. En général, l’évolution est plus longue pour les kystes pré-péritonéaux que pour les kystes de la paroi. Dans les cas des kystes hydatiques, publiés par Lamas et Prat, l’évolution dure d’un à cinq ans: nous croyons que cela est dû à la jeunesse des sujets, tous ayant moins de trente ans; d’ailleurs, ce n’est point le laps de temps, allant jusqu’à leur terminaison définitive, mais à celui où le traitement a été entrepris.

Nous avons vu, dans nos observations, que l’état général éiait assez peu touché, surtout pour les kystes de la paroi, car leur localisation superficielle ne gêne qu’assez peu les viscères abdominaux; ce sont des kystes dont le développement est limité par le cloisonnement de la paroi.

L'état général est plus touché dans les cas de kystes préperitonéaux. Lamas nous rapporte, dans une de ses observalions: « Un malade qui respire avec difficulté et qui nous donne l'impression d’être proche de la fin ». Quelquefois, ou signale des troubles de compression assez graves, surtout quand la masse de liquide dépasse une vingtaine de litres.

La suppuration, seule complication signalée, est rare dans les kystes hydatiques des muscles de la paroi; elle a été observée deux fois sur seize cas (cas de Carlieu et de

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