‹ Les kystes hydatiques primitifs de la paroi abdominaleChapitre 7 sur 22 · ILE · texte numérisé non relu

ILE

Il est probable que l’embryon hexacarthe ne chemine pas longtemps dans la muqueuse digestive, et qu’il ne tarde pas à tomber dans la lumière de quelque veinule: à partir de ce moment, sa migration active est terminée; entraîné par le courant sanguin, il ira constituer une embolie parasitaire et se développera à l’endroit où il «era arrêté. Cette théorie du cheminement ne serait acceptable que pour expliquer le siège d’un kyste dans le voisinage immédiat du tractus intestinal, maïs, par contre ne doit être que difficilement admise dans les localisations éloignées.

Devé (3) n’admet pas les localisations primitives extrahépatiques des kystes hydatiques, il admet que l’on peut trouver des kystes solitaires, isolés, du mé:entère, de l’épiploon; mais, d’après lui, les observations indiscutables sont très rares, car, dit-il, « on ne doit tenir à cet égard qu’un compte très relatif des observations uniquement cliniques ou opératoires ».

Koenitzer (4) dit que « l’échinococcose solitaire du péritoine ou de l’épiploon n’a pas encore été observée ».

Devé a montré que les têtes de tænia, mises en liberté par la rupture, soit traumatique ou opératoire, soit spontanée d’un kyste, peuvent se transformer en hydatide et donner naissances à de véritables kystes echinococciques fertiles. Cette greffe peut être circonscrite ou, au contraire, se produire par la voie circulatoire, et Devé a pu même la réaliser expérimentalement sur le lapin, déterminant ainsi la formation de kystes échinococciques secendaires, dont il a pu reproduire les localisations.

Pour notre part, nous n’étudierons que les kystes localisés à la paroi abdominale.

(3) DEvé. — De l’'Echinococcose secondaire, 1901. Les kystes hydatiques du foie, 1905.

(4) KŒNITZER. — Deutsch Zeitschrift. f. Chirur., 1900, p. 549.

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