CONSIDERATIONS
L'étude que nous venons de faire des kystes juxta-coliques nous semble justifier pleinement le terme que nous leur appliquons. Leur situation anatomique (et l'intérêt chirurgical qui en découle) constitue, en effet, leur caractère essentiel. Les qualificatifs rétropéritonéaux, wolffiens, appliqués aux observations trouvées dans la littérature, ne rappellent que d’une manière insuffisante leur situation.
Ils sont bien rétropéritonéaux, mais le fait d’être juxtacoliques les différencie d’autres kystes rétropéritonéaux, comme les kystes inclus du ligament large dont on ne peut songer à les rapprocher.
L’épithète «wolffien. » n'indique pas du tout leur situation anatomique et préjuge trop de leur nature; si l’origine wolffienne ne semble pas faire de doute pour certains d’entre eux, on conçoit cependant qu'un kyste hydatique, qu’un kyste dermoïde, qu'un kyste d’origine lymphatique ou péritonéale puissent se développer en présentant les mêmes rapports; et ceux-ci ont une plus grande importance au point de vue chirurgical que l’origine du kyste. à
Le terme juxta-colique les différencie également de ces productions pouvant être kystiques, que Jayle a nommées « s0lénomes », et qui peuvent se rencontrer dans les parois mêmes de l'intestin. |
Il permet également de les séparer des kystes paranéphrétiques étudiés par Thévenot au Congrès de chirurgie de 1919. On ne peut songer à les englober parmi ces derniers, bien que leur origine wolffienne soit souvent identique. À partir d’un certain volume, la distinction peut devenir subtile, cependant on devra toujours s’efforcer de la faire pour employer la voie d’abord la plus propice.
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