CONCLUSIONS
1°) Le diagnostic de kyste du pancréas n’a pas été porté avant l'intervention dans plus de la moitié des cas. La nature maligne n’a jamais été reconnue avant l'intervention. Dans tous les cas où des métastases existaient, elles n’ont pu être reconnues qu’à l'examen histologique. On ne peut donc que soupçonner la nature maligne de la tumeur avant l'examen microscopique et on doit le faire en présence de tout kyste vrai du pancréas, quel que soit son aspect macroscopique.
2°) Il en résulte que l’on doit tenter l’extirpation de tout kyste pancréatique, et ce, même si l’on doit surmonter à cet effet de grosses difficultés opératoires. Ce n’est qu’en cas d’impossibilité absolue ou de très mauvais état général du malade qu'on se ré-
soudra à regret à la marsupialisation.
3°) De toutes façons, il conviendra de prélever un fragment de la tumeur et de la soumettre à un examen histologique, qui seul permettra d'affirmer Ia
nature bénigne ou maligne du kyste, et de porter un pronostic.
UT Es
4°) La radiothérapie, si elle a donné un résultat favorable dans le cas de Moxpor (1939), a donné des résultats désastreux dans les cas de MARXEN et de RABÈRE et BARBOUX.
C’est donc un procédé qui doit encore être étudié tant dans ses indications que dans ses modalités d'applications. En tout cas, dans l’état actuel de nos connaissances, son emploi ne se justifie que dans les formes inextirpables, après marsupialisation et vérification histologique de la nature maligne de la tumeur. En aucun cas, elle ne doit se substituer à l’intervention, tant que l’on ne pourra exactement préciser son mode d’action et ses indications.
5°) De toutes façons, le pronostic est grave et la guérison a rarement pu être obtenue. Le plus souvent, quand le malade fait les frais de l’intervention, on n'obtient qu’une survie plus ou moins longue.
Vu : Le Président de Thèse, Vu : Le Doyen, MoxDoR. M. TIFFENFAU.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l'Académie de Paris, G. Roussy.
SALLIMARD