COTES
A l'inspection, on note une voussure au niveau de l’hypochondre droit.
La tumeur est mobile en tous sens, dure, mate et non douloureuse à la palpation; elle atteint le rebord costal droit.
I n'y a ni symptômes fonctionnels, ni signes d’insuffisance pancréatique tels que dyspepsie ou modifications des selles. Il y a par contre une éosinophibie à 7 %, et les réactions de Weinberg et Casoni sont légèrement positives.
Le 26 mars 1936, le docteur RABÈRE opère la malade, pensant à un kyste du pancréas.
Anesthésie à l’éther.
Laparatomie médiane à cheval sur l’ombilic. On trouve un kyste adhérent à la face antérieure du pancréas et à toute la boucle duodénale. On pratique alors une extirpation laborieuse, mais à peu près complète. Fermeture de la paroi sans drainage.
Suites normales, sans fistules, et, à la fin du mois d'avril la malade rentre chez elle.
En août, elle commence à ressentir des douleurs lombaires, mais l’état général est toujours satisfaisant.
Au début de novembre apparaît une pleurite gauche, point de côté, fièvre, dyspnée, amaigrissement de 5 kilos en 3 semaines mais la malade peut quitter le lit au début de décembre.
Puis apparaissent un ensemble de symptômes digestifs tels que brûlures d’estomac, régurgitations faciles, vomissements bilieux, digestions pénibles.
On note aussi des douleurs lombaires s’accompagnant de douleurs au niveau de la cuisse droite et, le 23 jañvier 1937,
elle constate une notable augmentation de volume de son abdomen.
Dans le courant de février, le volume du ventre et la douleur lombaire ne cessent d'augmenter, finalement, en mars, la malade vient à nouveau se faire examiner. On retire par ponction 7 litres de liquide d’ascite le 22 mars 1937.
L'élat général est très peu satisfaisant. La malade est très amaigrie, la température vespérale monte à 39°4, l’urée san-
guine est de 0 gr. 15, le Bordet-Wassermann et le Hecker sont négatifs.
Dans les urines, on constate une légère albuminurie (0 gr. 05) et une forte urobilinurie.
Le 30 mars, on commence des séances de Rôengenthérapie.
Le 20 avril, après la neuvième séance, on doit arrêter le traitement en raison du très mauvais état général présenté par la malade.
Le 25 avril, la malade est transportée chez elle où elle ne tarde pas à mourir,
Examen anatomo-pathologique (Sabrazès) : Kystes végétants du pancréas, kyste vrai présentant de grosses cavités. Le volume des végétations varie d’une lentille à une tête d’épingle.
Parois végétantes, papilliformes (signe de malignité histologique) qui est constitué de tissu conjonctif lâche, œdémateux en plusieurs points, phénomènes de nécrobiose dans le kyste. Infiltration lymphocytaire dans le stroma.
Figures d’amitose, Stroma mucipare dans les parties œdémateuses.
Examen du liquide d’ascite : Présence d’urates, de cellules épithéliales et de polynucléaires.
Absence de flore microbienne.