‹ Les Kystes Malins du PancréasChapitre 9 sur 42 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Avant 1865, les kystes du pancréas étaient considérés comme une affection rare et le. plus souvent découverte à l’autopsie.

Quelques-uns firent l’objet d’un rapport, mais il n’était pas encore question de différencier kystes et pseudo-kystes.

En 1858, au congrès de chirurgie, HARTMANN fait un exposé complet des données alors connues de l« question.

Mais c’est LE DENTU, qui en 1865, à la société anatomique, attire l’attention sur l’affection. Depuis lors, plusieurs observations furent rapportées.

Divers travaux furent publiés sur la question par SENN en 1885 dans son traité sur le traitement chirurgical des affections du pancréas, et par BACHEL, en 1891, dans son traité sur la chirurgie du pancréas.

Mais, à ce moment, on expliquait l'apparition des kystes par la théorie de la rétention, et de ce chef on ne faisait aucune distinction entre kyste et pseudokyste du pancréas. Il n’était pas question, bien entendu, dans ces conditions, de discuter de la nature bénigne ou maligne de ces kystes.

En 1887, PEARCE GOULD rapporte la 1" observation de kyste malin. Mais c’est HARTMANN qui, de

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nouveau en 1891, fait un nouvel exposé sur la question et la fait rentrer dans le problème général des tumeurs. Dès lors, la question de bénignité et de malignité se posait et HARTMANN en effet, dès 1890, rapportait une observation de kyste épithélomateux du pancréas. Il convient d’ailleurs de dire qu'il faisait rentrer tous les kystes pancréatiques dans le cadre des tumeurs et ne faisait aucune différence à ce moment entre kystes vrais et faux kystes. C’est seulement en 1898 que KaAÏTE en parla pour la première fois et c’est en France, en 1905 seulement, au congrès de Chirurgie, que GARRÉ exposa sa théorie dans ce sens.

Depuis lors, plusieurs cas de kystes malins furent rapportés. BRiGGs, dès 1890, avait pour la première fois rapporté une observation de kyste sarcomateux du pancréas. Mais nombre de cas durent passer inaperçus, faute d'examen histologique.

En 1931, OBERLING et GUÉRIN, dans leur ouvrage sur le cancer du pancréas, firent un exposé complet de la question des kystes malins. Ils montrèrent sa rareté par rapport aux autres formes de cancer.

En 1933, MoNDorR, GAUTHIER, VILLARS et SICARD, dans un article publié dans la Presse Médicale sur les sarcomes du pancréas, montrèrent la fréquence de la nature kystique de ceux-ci.

GENERALITES

Les kystes malins du pancréas sont une affection rare, puisque déjà le kyste vrai est très rare par rapport aux pseudo-kystes et que les kystes vrais soni en faible proportion seulement de nature maligne. Peut-être néanmoins cette proportion serait-elle plus forte si les examens histologiques des kystes du pancréas, étaient plus systématiques.

Dans nombre de cas en effet, faute d'examen histologique, la nature du cas est douteuse, or le kyste d'apparence le plus bénin à l’examen macroscopique, dont la surface interne est parfaitement lisse, peut se révéler à l’examen microscopique comme indiscutablement malin.

De même, par rapport aux autres formes de cancer, la forme kystique est rare.

Ces kystes malins comprennent d’une part des épithéliomes, et d’autre part des sarcomes.

Les épithéliomas kystiques sont très rares par rapport aux autres formes d’épithéliomas.

Quant aux sarcomes, leur proportion est très rare également en regard des épithéliomas. Par contre, ils affectent volontiers une forme kystique. (Un peu plus de la moitié des cas des sarcomes primitifs, d’après

la statistique). Ce aui fait qu’en fin de compte, dans

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