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continue et plus ou moins dense. On dit qu'il ÿ à fascia d’accolement. C’est dans les lacunes de l’accolement du type II que se développeront les kystes que nous appelons péritonéo-congénitaux. Leur paroi sera tapissée d’endothélium se développant en un lieu entouré de tissu cellulaire lâche, ces kystes refouleront cette lame cellulaire en la tassant. C'est un point important, ainsi que nous le verrons au traitement des kystes que nous envisagerons plus loin.
Nous avons vu que l’on avait décrit des cas de kystes péritonéo-congénitaux dans l’accolement mésocolique droit (cas de M. le Professeur Cunéo, auquel il faut joindre celui de Watts et deux des cas de Péan), dans l’accolement mésocolique gauche (cas de M. Drucbert). Nous n’en connaissons pas de cités dans l’accolement mésoduodénal ni dans l’accolement mésogastrique. C’est de kystes de cette origine siégeant dans ce dernier accolement que nous essaierons de montrer l’existence. Il faut ajouter, quittant alors les kystes retro-péritoniaux qu’il existe des kystes de la même origine siégeant dans une autre zone accolée, le grand épiploon formé par la fusion de deux lames péritonéales primitivement distinctes. M
On a pendant très longtemps étudié tous ces kystes abdominaux profonds d’après leur contenu : séreux
chyleux, sanguin. Seuls les kystes dermoïdes et les
kystes hydatiques ayant à la fois une paroi et un contenu spécial ont été différenciés rapidement et d’une manière très netle.
Les kystes séreux et chyleux furent d’abord confondus. Augagneur citant un cas de Millard et Tillaux, parle ainsi au sujet d’un liquide qu’il qualifie de séreux : « Liquide épais et crémeux, d’un blanc laiteux, ayant odeur de graisse. Ce liquide était un peu grummeleux, mais ces grumeaux ne différaient que par leur consistance du liquide lui-même. Examinés après ponction, le liquide du kyste et les grumeaux élaient constitués uniquement parde lagraisse, sous forme de gouttelettes libres, de dimensions diverses et d’aiguilles cristàllines ». Il ajoute un peu plus loin : « Si ces kystes peuvent porter le nom de séreux, c’est à un moment ou les caractères primordiaux de leur contenu ont complètement changé ». De l’ensemble de ces deux phrases il ressort ceci : les kystes séreux sont chyleux. Pour lui ils pouvaient se transformer en liquide séreux au bout d’un certain temps. Ce fait ne semble pas vrai.
Nous avons vu la démonstration de l’origine lymphatique d’un très grand nombre de tumeurs liquides du mésentère. Peut-être serait-il excessif de ramener tous les kystes chyleux à cette origine. M. le Professeur Cunéo disait en 4909 : « Il serait excessif de rejeter d’une manière absolue l'existence de formations kystiques du mésentère ayant leur point de départ dans le système lymphatique. Mais je pense qu'on ne peut légitimement admettre cette
— 9% — SA origine que pour les cas de kystes multiloculaires dout il existe, d’ailleurs, un assez grand nombre d'observations ». En outre pour lui, seuls les kystes mésentériques vrais pourraient être d’origine lym-
phatique et jamais ils ne contiendraient du liquide
séreux, mais toujours du liquide chyleux, hématique aussi parfois. Mais par contre, les kystes primitivement séreux pourront devenir secondairement chyleux.
Quelle pourra être l’origine des kystes séreux si nous repoussons leur origine lymphatique ? D'après ce que nous avons vu elle sera wolfienne ou péritonéale. Seul, avons-nous dit, l’examen histologique nous permettra une différenciation nette. Leur situation nous orientera pourtant vers leur diagnostie histologique. |
Les kystes sanguins sont considérés le plus souvent comme traumatiques. Les mieux connus de ces kystes traumatiques abdominaux sont les pseudokystes pancréatiques. 11s sont aussi, de beaucoup les plus fréquents. MM. Mocquot et Costantini en ont fait une étude très complète en 1923. Pour éliminer les kystes dans lesquels un traumatisme ayant agi sur une tumeur préexislante rompt un vaisseau de la paroi, ils ne considèrent comme pseudo-kystes traumatiques que ceux qui se sont développés plus de douze jours après l’accident. En général ces observations peuvent se résumer ainsi. Un traumatisme survient chez un sujet bien portant. Ce traumatisme est violent, laisse après lui un état de choc
plus ou moins intense. Le choc se dissipe et le blessé commence à souffrir dans la région épigastrique. Ces douleurs sont variables; quelquefois il existe aussi quelques troubles digestifs légers. Ceci dure un temps très variable ; parfois quinze jours, parfois des mois. À un examen, on sent une tumeur kystique juxta ombilicale. On intervient, on tombe sur un kyste hématique, un pseudo-kyste plus exactement puisqu'ils n’ont pas de paroi propre.
Dans certains cas, c’est très vite après le traumatisme qu'apparaît la tumeur ; d’autres fois enfin 1l n’y a pas detraumalisme. Un malade vient consulter pour un kyste abdominal qui s’est développé lentement. À l'intervention dans les deux cas on trouve une poche kystique qui, ponctivnnée pendant l’opération ou ouverte après elle montre un liquide hématique. Nous avons déjà parlé du cas cité par M. Giordano au Congrès de Chirurgie de 1919. Il s'agissait d’un kyste avec paroi riche en capillaires et tapissée à l’intérieur d’une couche épitheliale qui en révelait l’origine wolfienne. D’autres observations analogues ont été rapportées. Dans certaines observations rapportées comme pseudo-kystes traumatiques on pourrait reconnaître, par l'examen microscopique de la paroi, des kystes préexistants devenus secondairement hématiques.
Nous voyons donc que ce n’est pas le contenu du kyste qui nous permettra une classification exacte de ces kystes abdominaux. Seule l'étude de la paroi nous conduira à ce but. Un kyste péritonéal pourra
être séreux s'il est jeune, Eu si un tronc lym-
Run traumatisme a rompu un des vaisseaux de sa paroi. Il pourra même devenir hématique sans traumalisme. On peut parfaitement concevoir, en effet, qu’il se produise dans cette paroi péritonéale À une transformation analogue à celle qui amène une Le hydrocèle vaginale à devenir pachyvaginalité hémorragique. ;
phatique s’est rompu à son intérieur, hématique si 0