‹ Les Kystes Pseudo-Ancréatiques D'origine péritonéo-congénitaleChapitre 8 sur 19 · LES KYSTES DITS DU MÉSENTÈRE · texte numérisé non relu

LES KYSTES DITS DU MÉSENTÈRE

L'histoire des kystes du mésentère est récente. Le premier travail sur cette question a paru en 1880 ; il fut publié par Péan. On ne connaissait jusque-là que quelques observations isolées. Péan fonde son étude sur trois observations qu’il connaît et sur trois cas personnels. À propos de ces derniers, Werth écrivait déjà en 1882 : « Les trois cas observés par lui (Péan) et opérés par lui n’ont rien de commun avec le mien et ne peuvent être dénommés kytes du mésentère, comme il le fait. De l’histoire de ces opérations, il ressort nettement que ces tumeurs étaient rétropéritonéales, situées à la paroi abdominale postérieure. Je tiens seuls comme kystes du mésentère des tumeurs situées dans les limites normales du péritoine et nées entre ses deux feuillets ». Cette remarque citée dans la thèse de Collet, de 1884, montre que l’histoire des kystes du mésentère com- mençait à peine que déjà on remarquait l’extension

SEM RE trop grande du terme. Cette confusion dénoncée si tôt persiste encore pour beaucoup de kystes abdominaux. Péan atiribuait ces kystes à une sorte d’ fe groma intra-mésentérique.

Après la thèse de Collet, la première étude un peu importante sur la question est dans la thèse d’agrégation d’Augagneur en 1886. Il déclare connaître sept cas de kystes mésentériques. Six fois le diaonostic n’a été fait qu'à l'intervention. Pour le septième, le diagnoctic de kyste du mésentère a été posé par Tillaux, mais il n’y a pas eu de laparotomie et le doute reste permis. Pour Tillaux, les signes de ces kystes sont : la grande mobilité en tous sens, la Siluation médiane, une zône de sonorité en avant de la tumeur. Augagneur a soutenu le premier l’origine lymphatique des kystes du mésentère : « Ce qu'il faut retenir des examens anatomiques que nous “venons de rapporter, c’est dans la paroi l’absence de revêtement endothélial et la présence de cavités, de tissu réliculé Le premier fait permet de repousser l'interprétation qui faisait de ces collections liquides des sorles d’hygromas développés entre les feuillets de la séreuse, la seconde autorise à affirmer l’origine ganglionnaire des kystes mésentériques. Cette transformation peut provenir soit de modifications semblables à celles que nous avons décrites sous le nom de lymphangiomes, d’adéno-lymphocèles ; ces petites tumeurs seraient peut-être le premier stade d’un processus aboutissant au kyste «. Cette opinion a été défendue par MM. les Professeurs Quénu et Duval

et, en 1924, par Huzella qui les appelle kystes endothéliaux et dit qu’on ne peut savoir si ce sont des kystes lymphangiectasiques ou des lymphangiomes kystiques. Pour M. le Professeur Duval cette dernière variété serait exceptionnelle. L'origine lymphatique du plus grand nombre des tumeurs du mésentlère est démontrée par l’analomie pathologique.

Augagneur, déjà, s'était rendu compte qu'il ne fallait pas confiner cette pathogénie des kystes mésentériques à la seule origine Jymphatique. Parlant des débris du corps de Wolf, il ajoutait : on peut admettre comme une éventualité parfaitement possible que le mésentère ail, par accident, conservé dans son intérieur des débris de l’appareil émulgent d’où développement de kystes. Exceptionnellement, il restera des débris paragerminaux, d’où formation de kystes dermoïdes. Ces derniers étaient déjà connus. Péan en cite deux cas : l’un observé par Dupuytren et rapporté par Cruveilhier, l’autre personnel. De temps à autre on en voit un cas cité. Depuis Augagneur l’on a vu la réalité des kystes wolfiens. Ils sont dénommés tantôt kystes paranéphrétiques, tantôt kystes wolfiens réfropéritonéaux. Il ne faut pas comprendre parmi eux, comme le dit au Congrès français de chirurgie de 1919 M. Thevenot, de Lyon, les épanchements enkystés, qu’ils contiennent du sang, de la sérosité, de l'urine ou une tumeur ramollie en son centre. Il faut, par contre, y rattacher les kystes hématiques à paroi wolfienne tels qu’en rapportait M. Giordano, de Venise, au même Congrès,

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