PR. SERRE
et sera à son tour remplacé par le rein définitif, qui se constitue de la façon suivante : De l’extrémité inférieure du canal de WoLrFr se détache entre la 5 et la 8° semaine chez l’homme, un bourgeon renflé à son extrémité libre, qui débouche dans le cloaque par un pédicule étroit. Le bourgeon bute contre la colonne vertébrale et s’y divise en 2 bourgeons secondaires, qui seront les deux futurs grands calices, puis remonte le long de la colonne vertébrale et gagne ainsi la loge rénale.
De la bifufcation de ce bassinet vient naître, suivant REMAK, les calices et les tubes urinifères qui se terminent au contact des bourgeons vasculaires pour former avec eux les glomérules. Cependant à l’heure actuelle, on tend à substituer à cette théorie l’interprétation suivante :
Les portions secrétantes (corpuscules, tubes contournés, canaux intermédiaires), se différencient de toutes pièces dans le blastème rénal; les portions excrétantes (tubes collecteurs) naïssent des dernières subdivisions des calices, et vont s’anastomoser avec les précédentes. Le rôle du bourgeon urétéral serait donc singulièrement amoindri. <
Quoiqu’il en soit à chaque calice correspond un petit lobe rénal indépendant de son voisin. La capsule fibreuse du rein qui apparait sous la forme de cellules conjonctives fusiformes, et qui sur un embryon de 20 millimètres, est déjà nettement différenciée, groupe ces lobules en un organe unique.
Lorsque le rein est constitué, le corps de WoLrFF
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s’atrophie, puis disparaît, et normalement, il me persiste rien de la portion urinaire du corps de WoLrr si ce m'est les quelques corpuseules qui ont été entraînés par l’épididyme et qui forment les « vas aberrans » de HALLER et l’organe de GIRALDES, chez l’homme et le petit corpuscule décrit sous le nom de Paraphoron chez la femme.
Le corps de WozFF n’est pas seulement un organe urinaire, il est aussi un organe génital : la glande génitale s’est constituée de toutes pièces à ses côtés, aux dépens de lépithélium germinatif, dont les grosses cellules polyédriques ou sphériques contrastent avec des cellules aplaties du cœlome, et forment une glande qui s'applique sur le côté interne du rein secondaire, auquel il n’est plus relié que par un méso. Les canalicules supérieurs du corps de WoLrF plus petits que les canicules urinifères et qui ne sont jamais ramifiés vont déboucher chez l’homme dans le canal de WoLFF qui se transforme ainsi en canal déférent, tandis que leur autre extrémité gagnera la glande génitale pour former plus tard les tubes droits, et le « rete testis ».
Chez la femme, le canal de WozrFF disparaît, son extrémité supérieure persiste seule sur une /petite longueur : entraînée comme toutes les formations Wolffiennes par la descente de la glande génitale, nous la retrouverons dans le méso-salpinx; c’est le canal du corps de ROSENMULLER dont les canalicules transversaux représentent les canalicules supérieurs Wolffiens, ceux qui chez l’homme ont donné naissance aux tubes droits et au rete testis.
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Voici donc une première formation, le corps de WoLrr dont les remaniements incessants peuvent bien détacher quelques débris aberrants, revêtus d’un épithélium cylindrique caractéristique.
IE. — Le Canal de Müller.
L’embryologie nous montre encore dans la région rénale, la présence d’une autre formation, c’est le canal de MuiLER, dont l’extrémité supérieure s’ouvre dans le cœlome sous la forme d’un entonnoir revêtu d’un épithélium polyédrique stratifié. Utilisé tout entier chez la femme pour constituer la trompe, il s’atrophie au contraire chez l’homme et disparaît, le seul débris qu’il laisse : l’hydatide sessile de MoRrGAGNI,
s’accole au testicule et est entraînée par lui.