I. — Evolution
Les kystes rétro-péritonéaux sont des tumeurs bénignes qui parfois ne sont que des découvertes d’autopsie chez le vieillard.
Cette bénignité semble due à la lenteur de leur évolution et à leur développement dans une région où ils ont très peu d’organes à compresser.
Les kystes ont une évolution extrêmement lente, on pourrait en trouver une preuve dans le fait que la plupart du temps les kystes rétro-péritonéanx s’ob-
servent chez des aduites, mais il faudrait alors ad-
mettre que dès la naissance ces tumeurs commencent a évoluer, ce qui n’est qu’une hypothèse de pathogénie.
Il est des cas où les malades ne viennent consulter, ou ne sont opérés que longtemps après avoir constaté Jeur tumeur : celui de JEANBRAU avait perçu sa masse abdominale depuis 6 ans et celui de MaAucLAIRE depuis 19 ans. A l’heure actuelle on ne voit plus de pareilles évolutions car les malades se surveillent plus, la consultante de M. MENEGAUX n’avait perçu sa tumeur que depuis un an, quand elle vint se la
faire enlever.
sé
ve
Les kystes rétro-péritonéaux à leur origine sont situés en avant de la moitié inférieure de la face antérieure du rein.
Evoluant sans créer d’adhérences, ils ont tout naturellement tendance à se porter vers la partie inférieure de la cavité abdominale occupée seulement par les anses grêles et le côlon.
Nous avons vu que les anses grêles étaient refoulées en dedans et que le côlon glissait généralement vers le bord interne du kyste. Celui-ci peut donc acquérir un très gros développement sans risquer de comprimer les organes voisins. Le rein lui aussi se laisse déplacer sans être comprimé; les tumeurs solides au contraire compriment le rein et le vaisseaux.
IT. — Complications.
Par la lenteur de leur évolution, les kystes rétropéritonéaux sont bien tolérés par le malade, nous allons voir maintenant que par la rareté de leurs complications, on les considérait jusqu’à présent comme un très faible danger pour l'individu.
De toutes les observations que nous avons relevées, nous n’avons trouvé que quatre ou cinq cas où le kyste a pu se compliquer, mais même parmi ces cas, la plupart demandent une interprétation.
Les complications traumatiques ne semblent pas exister vraiment, bien que le malade soit toujours porté à retrouver une chute à propos de cette masse abdominale dès qu’elle lui fait mal.