‹ Les Kystes Rétro-PéritonéauxChapitre 32 sur 49 · POS · texte numérisé non relu

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cas de kyste rétro-péritonéal rapporté par FRrrrz KOENIG où le cathétérisme ne ramenait pas d’urines du côté malade.

Dans les hydronéphroses ouvertes, la sonde permet parfois de vider la poche; cependant il existe aussi des poches intra-rénales réunies par un petit pertuis et que la sonde n’arrive pas à vider.

C’est dans ce cas que la pyélographie présente tout son intérêt; car, comme l’a dit JEANBRAU dans les kystes rétro-péritonéaux il y a toujours intégrité morphologique du bassinet qui peut être légèrement augmenté de volume, mais jamais déformé.

Le kyste du rein est d’un diagnostic beaucoup plus difficile, car le rein présente un fonctionnement normal. La pyélographie montrera le plus souvent un bassinet et des calices normaux; parfois elle montrera que le rein est accompagné dans tous ses déplacements par la tumeur. Pratiquement il est extrêmement rare que le diagnostic soit fait avant l’in-

tervention.

Le cancer du rein ne saurait semble-t-il devoir être confondu avec le kyste rétro-péritonéal.

Si la structure habituelle de ces cancers, avec leur irrégularité et leur induration ne saurait les faire confondre, il est des sarcomes et même des épithéliomas qui sont fluctuants et prennent volontiers l’aspect d’un kyste.

D’autres peuvent être localisés au pôle inférieur et se projeter en avant, pouvant ainsi se laisser con-

fondre avec une tumeur indépendante du rein.

EN

Mais là encore la pyélographie montrera de gros désordres dans la morphologie interne du rein. Ces tumeurs s’accompagnent toujours d’hématuries et d’abaissement de la valeur fonctionnelle du rein.

L'évolution en est d’ailleurs toujours rapide.

Les reins polykystiques sont généralement bilatéraux. Ils évoluent sur un fond de néphrite chronique avec hématurie, albuminurie et s’accompagnent de douleurs. Ce n’est qu’exceptionnement qu’on pourrait les confondre avec un Kyste rétro-péritonéal.

3° Diagnostic avec les autres tumeurs périrénales.

Nous ne nous attarderons pas sur les hématomes périrénaux ni les épanchements d’urines qui ne présentent que peu d'intérêt, nous serons obligés de ne dire que quelques mots des tumeurs solides périrénales, car ce sujet nous entrainerait beaucoup trop loin, et nous insisterons un peu plus sur les kystes hydatiques.

Les hématomes périrénaux sont pratiquement d’un diagnostic évident.

Ils succèdent généralement à un traumatisme et s’accompagnent de douleurs, d’'hématuries et d’ecchymoses lombaires.

Il en est aussi de spontanés, mais ils succèdent alors à une affection précédemment connue : néphrite chronique, hémophilie, tuberculose ou néoplasme.

Pratiquement c’est une affection d’urgence alors

que le kyste rétro-péritonéal est une affection chronique.

L'épanchement d'urine est également consécutif à un traumatisme, la rupture spontanée est exceptionnelle. Il peut se faire sous ia capsule qu’il décolle du parenchyme et former ainsi une poche bridée en dehors par la capsule qui le fera prendre pour un kyste. |

Mais cette éventualité est extrêmement rare, car la plupart du temps, l’épanchement se fait en dehors de la capsule.

Les tumeurs solides rétro-péritonéales n’ont été individualisées que tout récemment par LECÈNE au Congrès de Chirurgie de 1919.

Ce sont des tumeurs solides à évolution généralement rapide avec de fréquentes métastases. Ces quelques caractères suffiraient à les différencier si ces tumeurs solides ne renfermaient des collections liquides. Bien que ces poches de liquide n’occupent jamais qu’une petite partie de la tumeur, le diagnostic peut être difficile puisqu'il existe aussi des kystes de consistance irrégulière. Il arrive ainsi que le diagnostic ne soit fait qu’à l’intervention, il est d’ailleurs heureux que les indications opératoires soient absolues d’un côté comme de lautre.

Les kystes dermoïdes rétro-péritonéaux sont tellement rares que nous ne nous y arrêterons pas. THÉ- VENOF en signalait trois cas, depuis nous n’en n’avons retrouvé aucun autre cas. Ils ne présentent d’ailleurs

rien de particulier vis-à-vis des autres kystes der-

moides.

Les kystes hydatiques rétro-péritonéaux sont extrémement rares. BARBERIS considère que cette localisation se rencontre à peine dans trois kystes hydatiques sur mille. Les causes de cette localisation sont assez controversées, certains auteurs la considèrent comme primitive, d’autres comme secondaire.

Les uns avec CHARCOT et DAVAINE les considèrent comme primitifs, l’'échinocoque pouvant aller directement dans les tissus cellulaires rétro-péritonéaux par voie sanguine ou lymphatique. Selon d’autres, cette localisation primitive pourrait se faire par voie digestive, l’échinocoque passant à travers le péritoine par effraction de la muqueuse intestinale ou même par voie vaginale.

A lopposé de ces opinions M. F. DÉVÉ considère ces kystes comme secondaires; il s'appuie sur le fait que la rupture spontanée ou traumatique d’un kyste du foie donne lieu à des kystes pelviens, et qu’inversement on peut rencontrer des kystes pelviens multiples coexistant avec un kyste de la base du foie.

Quoiqu'il en soit ces kystes hydatiques ont des caractères particuliers qui permettent de les distinguer assez facilement des kystes embryonnaires.

Ce sont des kystes assez peu fréquents dans nos régions, la plupart des observations ont été publiées en Argentine ou à Montévidéo.

On note assez rarement le prurit et l’urticaire consécutifs des kystes hydatiques.

IG pa

Si l’examen clinique est le même quoiqu’ils adhèrent volontiers au rein, les examens de laboratoire les différencient :

Il existe une éosinophilie très importante. Si la malade de PRAT ne présentait que 9 % d’éosinophiles, celle de BARBERIS présentait 30 %.

Enfin la réaction de Casonr est toujours positive, parfois même en 24 heures.

Dans certains cas, le diagnostic sera évident si le malade présente d’autres localisations de kystes hydatiques.

Ces kystes hydatiques grâce à leurs réactions générales seront donc facilement différenciés des kystes rétro-péritonéaux proprement dits, ce qui permettra de n’intervenir qu'après avoir pris les précautions nécessaires pour ne pas essaimer le kyste.

PRÉ NTSE AUE ATNE LÉ

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