TRAITEMENT
Sans prétendre nous livrer à de grandes discussions concernant la technique opératoire, nous voulons simplement tracer en quelques lignes les principes du traitement des kystes rétro-péritonéaux.
La ponction du kyste fut le premier traitement employé puisque déjà Hawxns en 1833 avait ponctionné son malade, mais le liquide réapparut et le malade mourut.
Ce traitement fut continué pendant tout le XIXe siècle avec sans doute des résultats vitaux meilleurs, mais des résultats fonctionnels aussi mauvais puisque le liquide réapparaissait et s’infectait par des ponctions répétées.
Ce n’est qu’en 1880 que CZERNI tenta la premiére extirpalion qui fut suivie de guérison. |
Depuis 40 ans, l’extirpation est devenue la seule intervention que l’on pratique sur les kystes rétropéritonéaux. Celle-ci se fait généralement assez faci-
- lement. Monsieur MENEGAUX note qu’il n’a rencontré
aucune difficulté et que la malade n’a presque pas saigné. JEANBRAU n’eut pas même un pédicule vasculaire à suturer.
La ponction est parfois conservée, mais seulement comme premier temps opératoire; en présence d’un
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kyste trop volumineux, certains chirurgiens ont préféré le ponctionner. C’est ainsi que CAVE a d’abord retiré 850 cc. de liquide du kyste qu’il opérait.
Parfois cette ablation est impossible par suite des adhérences que le kyste a contractées et on est obligé de marsupialiser la poche.
Les difficultés opératoires peuvent aller jusqu’à nécessiter la résection d’une partie de l’intestin.
GRÉGORY et MAyYERs en présence d’un kyste rétropéritonéal adhérant au imésocôlon transverse, durent réséquer une partie du côlon transverse, les suites opératoires furent d’ailleurs normales et le malade guérit.
AUMONT en présence d’un kyste intimement lié au
côlon descendant, fut obligé de pratiquer un anus définitif.
Cette extirpation est généralement sans dangers, et le seul accident cpératoire que nous ayons relevé est une blessure latérale de la veine cave supérieure par BÉRARD qui guérit après suture.
L'accès de la tumeur se fera par voie antérieure ou latérale.
La voie d'abord postérieure n’est pratiquement plus employée, celle-ci rencontrant de grosses difficultés, puisque la tumeur se trouve généralement en avant du rein. On ne l’emploie plus que lorsque intervenant pour une tumeur du rein, le kyste rétropéritonéal est une découverte opératoire.
L'incision transversale allant du rebord externe
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