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nagogue.
Elle est absorbée sous forme d’infusion à la dose de 5 à 10 %, sous forme d’hydrolat de 10 à 20 gr. et en alcoolat composé à la dose de 2 à 5 gr. par 24 heures.
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Les Menthes occupent dans les Labiées une place de choix. Elles sont certainement les plantes qui furent et qui : restent les plus employées de cette famille. C’est là un mérite qu'il est particulièrement intéressant de souligner et qui justifierait à lui seul l’importance de l'emploi en phytothérapie des plantes de cette famille.
Sans nous appesantir sur un panégyrique qu'il est inutile d’entreprendre ici, bornons-nous à noter l’emploi de la menthe dès la plus haute antiquité. En Egypte, elle était utilisée comme parfum et entrait dans la préparation des essences destinées à embaumer les morts. APICUS note son emploi en art culinaire tandis qu’une controverse s’est élevée entire auteurs anciens au sujet de son pouvoir inhibiteur ou exeitant justifiant ou non son emploi comme aphrodisiaque.
HiPPOCRATE soulignait que prise en grosses quantités, elle rendait toute érection impossible, alors que son absorp-
tion en petite quantité entraînait une vive excitation sexuelle. Les Chinois l’utilisaient comme antispasmodique.
Ajoutons encore, tout à son avantage, qu'elle est l’emblème de la vertu.
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La Menthe poivrée est une plante cultivée dans nos jardins. On ne la rencontre pas à l’état spontané, mais on peut la trouver aux abords des maisons pour avoir débordé l’enceinte des jardins.
C’est une plante à racines longues, traçantes, à tige quadrangulaire, lègèrement poilue. Les feuilles. sont opposées, pétiolées, lancéolées et dentées, en dents de scie, souvent recouvertes de poils en-dessous. Ses fleurs sont de couleur rouge pourpre.
Elle dégage une odeur forte et agréable de menthol; en mâchant ses feuilles on lui trouve une saveur poivrée, d’où son nom de Mentha piperata ou de Menthe poivrée, appelée encore vulgairement : « Melto ». Elle est composée de mentho!l et d’isomères du menthol. On utilise ses feuilles que l’on récolte avant la floraison de la plante, c’est-à-dire en juin ou juillet.
Son indication majeure est formée par ses caractères de tonique, eupeptique, antispasmodique et carminative : elle est employée dans les gastralgies, les dyspepsies, l’atonie stomacale et les insuffisances de sécrétions de l’estomac. Dans l’hyperacidité gastrique, elle a un pouvoir inhibant vis-à-vis de la sécrétion acide.
Son pouvoir antispasmodique et analgésique énergique qui la fait employer dans les douleurs de l’estomac et de l'intestin, justifie son emploi dans les crises douloureuses et violentes, brutales, spasmodiques des coliques néphrétiques et hépatiques.
Elle est indiquée dans les névralgies, migraines et tous troubles nerveux car c’est un « sédatif des excès et des perversions de la faculté de sentir ».
Signalons encore son action cholérétique. On lui a toujours accordé une grande valeur antiseptique (importance