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LE MARRUBE

Vulgairement appelé «Marrube blanc », « Marrube commun », « Marrochemin »; en patois on lui connaît les noms de « Marible » ét de « Bonhomme ».

Très répandu sur les bords des chemins, dans les décombres, les lieux incultes, les fumiers, les talus, le Marrube, que l’on peut qualifier de plante nitrophile, a une tige droite, rugueuse, quadrangulaire, avec des feuilles oppo-

sées, pétiolées et épaisses.

Les fleurs sont petites et banches. Le Marrube croît en

touffes assez volumineuses formant des bouquets qui ont la

Et rioe caractéristique d’être très légèrement épineux par le fait que les dents du calice sont pointues et crochues. Dans sa composition, on trouve une huile essentielle, de la marrubine, de la saponine, de la choline et du nitrate de

potassium.

On récolte les feuilles utilisées médicalement, de mai à

septembre.

Il fut très employé jadis pour diverses affections bronchiques ou pulmonaires, intestinales et notamment dans les dysenteries, en gynécologie, dans les fièvres intermittentes,

dans la chlorose.

On lui reconnaissait de plus une action détersive vis-à-vis des affections cutanées telles que les ulcères et les gan-

grènes, ê

C’est avant tout un tonique et un stimulant général, et a des indications dans les apathies diverses, anorexies (notamment des tuberculeux).

En outre, dans les affections de l’appareil respiratoire, il fluidifie et favorise l’expectoration, ce qui le fait employer dans les toux d’ordre pulmonaire, bronchites, catarrhes, etc.

C’est un cardiotonique faibla qui trouve cependant son

utilisation dans les arythmies Wtrasystoliques. En outre, dans le peuple, on lui accorde les hopriétés d’être fébrifuge

et de favoriser l’arrivée du flux me“struel.

Sans être toxique, employé trop fréquemment, il ferait maigrir insensiblement.

On l’emploie sous forme d’infusion de 10 à 20 gr. par litre, sous forme d’œnolé; enfin, en extrait hydroalcoolique à la dose de 0 gr. 50 pour 24 heures.

LA MELISSE

La Mélisse est une plante fréquemment rencontrée dans nos jardins où elle est cultivée. On la rencontre dans notre région aux pieds des rochers, dans les endroits secs et rocailleux. Elle est fortement odorante et on la reconnaît à son odeur de citron particulièrement pénétrante, d’où les noms de Citronelle, citronnade, herbe à citron qui lui ont été attribués. En latin : Melissa officinalis. Son nom lui vient de ce qu’elle est particulièrement recherchée par les abeïlles. Différents noms donnés en patois rappellent d’ailleurs cette origine tels « Abéliana », « Herbe d’Abelho »; on la connaît encore sous les noms de « Limounéta », « Citronelo », « Herbo de Limoun ». La multiplicité des noms qui lui ont été atiribués, fait penser que dans le peuple elle jouit d’une particulière popularité.

Elle se présente comme une plante de 50 cm. de hauteur, à tige glabre et tétragone dont les feuilles opposées fortement crénelées sont longuement pétiolées. Les fleurs sont petites, de coloration blanche et rosée. La récolte des sommités fleuries utilisées en médecine se fait à partir du mois

de mai et pendant toute la période de floraison.

Elle est particulièrement réputée comme tonique, anuispasmodique et sédative, ce qui justifie son emploi courant

. ‘dans les affections stomacales d’origine nerveuse, les indigestions; les migraines, et les affections nerveuses variées (émotivité, crises de nerfs, neurasthénie). Elle est apéritive et digestive. Elle est employée dans les inappétences d’origine variable et les indigestions. En outre, dans le peuple.

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