DÉFINITION D’UN LAC
On peut, avec M. Forel, définir le lac « une collection d’eau stagnante, réunie dans une dépression du sol, sans continuité
(1) Yoy. carte ci-dessus.
directe avec la mer » (1), c’est-à-dire dont les eaux s’écoulent vers la mer par les ruisseaux, les rivières et les fleuves. Cette définition s’applique il est vrai à toutes les nappes d’eau de quelque étendue, même aux étangs , bien qu’on réserve ordinairement ce dernier nom aux espaces d’eau peu profonds ; mais quelle est la profondeur limite permettant de distinguer un lac d’un étang ? Ces dénominations varient du reste avec le caractère topographique de la région : une flaque d’eau peu profonde qui serait un étang dans la plaine devient un lac dans la montagne. M. Forel ( loc . cit. plus haut) vient de donner une classification des lacs qui permet de caractériser avec plus de précision les diverses nappes d’eau, lacs, étangs, marais, qui ne sont après tout que des phases, des âges différents , d’un même phénomène, ainsi caractérisés : 1° Etat de jeunesse , lac conservant le relief du bassin primitif ; 2° Etat de maturité, lac ayant beine, monts, talus et plaine centrale (2) ; 3° Etat de sénilité, prédominance des alluvions, d’où plaine centrale bordée par la beine, etc. ; 4° Etat d'étangs, plaine centrale arrivant au niveau de la beine ; 5° Etat de marais, profondeur devenue assez faible pour que la flore lacustre (plantes immergées) soit remplacée par la flore palustre (plantes enracinées à tiges et couronnes aériennes).
Note D.